‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 3 sur 248 · PUE · texte numérisé non relu

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Qu'est-ce que je vois:'

CIMTIA.

Quel est cet objet?

Quel bel animal !

CINTIA.

La vilaine béte !

HÉRACLIUS

Quel divin aspect!

CINTIA.

Quelle horrible présence !

HÉRACLIUS

Autant j'avais de courage, autant je deviens poltron près d'elle.

CINTIA.

Je suis arrive'e ici très résolue, et je commence à ne plus l'être,

HÉRACLIUS

O vous, poison de deux de mes sens, l'ouïe et la vue, avant de vous voir de mes yeux , je vous avais admirée de mes oreilles; qui êtes- vous?

CINTIA.

Je suis une femme, et rien de plus.

HÉRACLIUS

Et qu'y a-t-il de plus qu'une femme? et si toutes les autres sont comme vous, comment reste-t-il un homme en vie?

CINTIA.

Ainsi donc vous n'en avez pas vu d'autres?

Non ; je présume pourtant que si : j'ai vu le ciel , et si l'homme est un petit monde, la femme est le ciel en abrégé.

CINTIA.

Tu as paru d'abord bien ignorant, et tu parais bien savant; si tu as eu une éducation de brute, ce n'est point

PHEMIÈltE JOUHiNÉK. a

en brute que tu parlts. (^uiL-s-iudoiii.', toi qui asfrauL'lii pas de cette montagne avec tant d'audace?

Quel est ce vieillard qu peur k une femme?

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Pourquoi vis-tu de cette s

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