‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 100 sur 285 · ACTE IV, SCÈNE V. t · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V. t

Une femme est flatteuse, un empire est charmant; Et comme avec plaisir on s'en laisse surprendre , On négjigc bientôt le soin de s'en défendre.

Croyez-moi, séparez vos intérêts des siens.

no M ni AN.

Eh bien ! j'en briserai les dangereux liens.

Pour votre sûreté j'accepte ce supplice; Miiis, pour m'en consoler, donnez-moi Bérénice. Dût le sénat, dût Rome en frémir de courroux, Vous n'osez l'épouser, j'oserai phjs que vous; Je l'aime , et l'aimerai si votre arae y renonce. Quoi! o'osez-vous, seigneur, me faire de réponse?

TITE

Se donne-t-elle à vous? et ne tient-il qu'à moi?

n(lMITl*N.

Elle a droit d'imiter qui lui manque de foi.

TITK,

Elle n'en a que trop, et toutefois je doute Que son amour trahi prenne la même route.

DOMtTI AN.

Mais si pour se venger elle répond au mien!

TITK.

Épousez-la, mon frère, et ne m'en dites rien.

DOMITIAN

Et si je regagnois l'esprit de Domilie?

Si pour moi sa fierté se montroit adoucie?

Si mes vœux, si mes soins en étoient mieux reçus.

Seigneur?

TITE, en reniranl.

Épousez-la sans m'en parler non plus.

i64 TITE ET BÉRÉNICE.

DOMITIAN

Allons; et malgré lui rendons-lui Bérénice.

Albin, de nos projets son amour est complice; Et, puisqu'il Taime assez pour en être jaloux, Malgré Fambition Domitie est à nous.

FIN DU QUATRIÈME ACTE

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