‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 124 sur 285 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Phënice ne vient point. Moments trop rigouren , Que vous paroissez lents à mes rapides vœux !

Je me souviens d'avoir vu autrefois une tragédie de S aint' Jean-Baptiste , supposée antérieure à Bérénice , dans laquelle on avait inséré toute cette tirade, pour faire croire que Racine l'avait volée. Cette supposition maladroite était assez confondue par le style barbare dn reste de la pièce. Mais ce trait suffit pour faire voir à quels excès se porte la jalousie, sur-tout quand il s'agit des succès du théâtre, qui , étant les plus éclatants dans la littérature, sont aussi ceux qui aveuglent le plus les yeux de Penvie. Corneille et Racine en ressentirent les effets tant qu'il» travaillèrent.

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