ASI'AR
Peut-être est-ce quelqu'un que vous pourrioK choisir. S'il vous felloic ailleurs tourner votre désir. Et dont le choix illustre à telpointsauroit plaire. Que nous n'aurions à craindre aucun parti contraire, Comme à vous le nommer, ce scroit fait de lui. Ce seroit à l'empire ôtcr un ferme appui.
Et livrer un grand caur à sa perte certaine.
Quand il n'est pas encor digne de votre haine.
PULCHliniK.
On me fait mal sa cour avec de tels avis,
Qui, sans nommer personne, en nomment plus de dix.
.le bais l'empressemnut de ces devoirs .«incères.
a84 PULCHÉRIE.
Qui ne jette en Tesprit que de vagues chimères; Et, ne me présentant qu'un obscur avenir.
Me donne tout à craindre, et rien à prévenir.
ASPAR
Le besoin de Tétat est souvent un mystère Dont la moitié se dit, et lautre est bonne à taire.
PULCHÉRIE
II n'est souvent aussi qu'un pur fantôme en Fair Que de secrets ressorts font agir et parler, Et s'arrête où le fixe une ame prévenue.
Qui, pour ses intérêts, le forme et le remue. Des besoins de l'état si vous êtes jaloux.
Fiez-vous-en à moi, qui les vois mieux que vous. Martian, comme vous, à vous parler sans feindre. Dans le choix de Léon voit quelque chose à craindre : Mais il m'apprend de qui je dois me défier; Et je puis, si je veux, me le sacrifier.
ASPAR
Qui nomme-t-il, madame?
PULCHÉRIE
Aspar, c'est un mystère Dont la moitié se dit, et l'autre est bonne à taire. Si l'on hait tant Léon, du moins réduisez-vous A faire qu'on m'admette à régner sans époux.
ASPAR
Je ne l'obtiendrai point, la chose est sans exemple.
PULCHÉRIE
La matière au vrai zélé en est d'autant plus ample;
Et vous en montrerez de plus rares effets
En obtenant pour moi ce qu'on n'obtint jamais.