SCÈNE ÏV
PULCHÉRIE, ASPAR, JT)STINI£.
PULCIIKHIE.
Que faites-vous d'Irène?
Quand l'épnuscrez-vousPCe mot vous fait-it peine? Vous ne rêponilez point!
ASPAR
ISon, madame, et je doi Ce respect aiubontc'.'î qiu; voua ava pour moi.
29» PULCHÉRIE
Qui se tait obéit.
PULCHÉRIE
J'aime assez qu'on s'explique.
Les silences de cour ont de la politique.
Sitôt que nous parlons, qui consent applaudit, Et c'est en se taisant que Ton nous contredit. Le temps m'éclaircira de ce que je soupçonne. Cependant j'ai fait choix de Tépoux qu'on m'ordonne. Léon vous faisoit peine , et j'ai dompté l'amour Pour vous donner un maître admiré dans la cour, Adoré dans l'armée, et que de cet empire Les plus fermes soutiens feroient gloire d'élire : C'est Martian.
ASPAR
Tout vieil et tout cassé qu'il est!
PULCHÉRIE
Tout vieil et tout cassé je l'épouse; il me plaît. J'ai mes raisons. Au reste il a besoin d'un gendre Qui partage avec lui les soins qu'il lui faut prendre, Qui soutienne des ans penchés dans le tombeau , Et qui poile sous lui la moitié du fardeau.
Qui jugeriez-vous propre à remplir cette place? Une seconde fois vous paroissez de glace!
ASPAR
Madame, Aréobinde et Procope tous deux Ont engagé leur cœur et formé d'autres vœux:
Sans cela je dirois...
PULCHÉRIE
Et sans cela moi-même J'éléverois Aspar à cet honneur suprême;