‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 208 sur 285 · ACTE II, SCÈNE UI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE UI

PACO RUS

Ne m'aimez plus, ou rtommez ce rivai.

PAL Ml s.

Me préserve le ciel de vous aimer si mal!

Ce seroit vous livrer à des {juerres nouvelles, jUlumer entre vous des haines immortelles....

PAC OR us.

Que m'importe? et qu'aurai-je à redouter de lui, Tant que je me verrai Suréna pour appui?

Quel qu'il soit, ce rival, il sera seul à plaindre: Le vainqueur des Homuins nu point de rois à craindre

PA L M 1 s.

Je le sais; mais, seijjaeur, qui vous peut engager Aux soins de le punii' et de vous en venger?

Quand son grand cœur charmé d'une belle princessp En a su mériter Testime et la tendresse.

Quel dieu, quel bon génie a dû lui révéler Que le vôtre pour elle aimeroit à brûler?

A quel trait ce rival a-t-il dû le connoître, Hespecter de si loin des fcux encore à naître, Voir pour vous d'autres fers que ceux où vous viviez, Et lire en vos destins plus que vous n'en saviez? S'il a vu la conquête à ses vœux exposée , S'il a trouvé du cœur la sympathie aisée, S'être emparé d'un bien où vous n'aspiriez pas. Est-ce avoir fait des vols et des assassinats?

PACnRUS.

Je le vois bien, madame, et vous être cher frère Abonde?, en raisons pour cacher le mystère:

Je parle, promets, prie , et je n'avance rien.

35o SURÉNA.

Aussi votre intérêt est préférable au mien; Bien n est plus- juste: mais....

PALMIS.

Seigneur....

Adieu, madame Je vous fois trop jouir des troubles de mon ame. Le ciel se lassera de m'étre rigoureux.

PALMIS.

Seigneur, quand vous voudrez, il fera quatre heureux.

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