ACTE II, SCÈNE UI
PACO RUS
Ne m'aimez plus, ou rtommez ce rivai.
PAL Ml s.
Me préserve le ciel de vous aimer si mal!
Ce seroit vous livrer à des {juerres nouvelles, jUlumer entre vous des haines immortelles....
PAC OR us.
Que m'importe? et qu'aurai-je à redouter de lui, Tant que je me verrai Suréna pour appui?
Quel qu'il soit, ce rival, il sera seul à plaindre: Le vainqueur des Homuins nu point de rois à craindre
PA L M 1 s.
Je le sais; mais, seijjaeur, qui vous peut engager Aux soins de le punii' et de vous en venger?
Quand son grand cœur charmé d'une belle princessp En a su mériter Testime et la tendresse.
Quel dieu, quel bon génie a dû lui révéler Que le vôtre pour elle aimeroit à brûler?
A quel trait ce rival a-t-il dû le connoître, Hespecter de si loin des fcux encore à naître, Voir pour vous d'autres fers que ceux où vous viviez, Et lire en vos destins plus que vous n'en saviez? S'il a vu la conquête à ses vœux exposée , S'il a trouvé du cœur la sympathie aisée, S'être emparé d'un bien où vous n'aspiriez pas. Est-ce avoir fait des vols et des assassinats?
PACnRUS.
Je le vois bien, madame, et vous être cher frère Abonde?, en raisons pour cacher le mystère:
Je parle, promets, prie , et je n'avance rien.
35o SURÉNA.
Aussi votre intérêt est préférable au mien; Bien n est plus- juste: mais....
PALMIS.
Seigneur....
Adieu, madame Je vous fois trop jouir des troubles de mon ame. Le ciel se lassera de m'étre rigoureux.
PALMIS.
Seigneur, quand vous voudrez, il fera quatre heureux.