‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 243 sur 285 · ACTE 1, SCÈNE II. 4o · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE II. 4o

En vérité , je plains les fâcheux embarras

Oii je vois que vos cœurs se mettent.

Vous aimez un objet dont les riants appas Mêleront des cbayrins à l'espoir qu'ils vous jettent; Et son cœur ne vous tiendra pas Tout ce que ses yeux vous promettent.

Cïnii'E'E.

L espoir qui vous appelle au rang de ses amants Trouvera du mécompte aux douceurs qu'elle étale; Et c'est pour essuyer de très liiclieux moments, Que les soudains retours de son ame inégale.

Vu clair discernement de ce que vous valez Nous fait plaindre le sort où cet amour vous guide; Et vous pouvez trouver tous deux, si vous voulez. Avec autant d'attraits, une ame plus solide.

CïUH'i'i;.

Par un choix plus doux de moitié, Vous pouvez de l'amour sauver votre amitié; Et l'on voit en vous deux un mérite si rare.

Qu'un tendre avis veut bien prévenir, par pitié,

Ce que votre cœur se prépare.

CLÉOMÉNE.

Cet avis généreux fait pour nous éclater

Des bontés quinous touchent l'ame;

Mais le ciel nous réduit à ce malheur, madame. De ne pouvoir en profiter.

AGÉSOR.

Votre illustre pitié veut en vain nous disitraiir

4io PSYCHÉ.

D'un amour dont tous deux nous redoutons TefFet; Ce que notre amitié, madame, n'a pas fait, Il n est rien qui le puisse faire.

CYDIPPE.

Il faut que le pouvoir de Psyché .... La voici.

Page 1