‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 248 sur 285 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

AGLAURE, CYDIPPE, LYCAS.

AGLAUBE.

Si ton ordre n'est pas jusqu'à nous étendu,

Dis-nous quel grand malheur nous couvre ta tristesse.

LYCAS

Hélas ! ce grand malheur dans la cour répandu,

Voyez-le vous-même, princesse.

Dans Foracle qu au roi les destins ont rendu. Voici ses propres mots que la douleur, madame,

A gravés au fond de mon ame:

« Que Ton ne pense nullement « A vouloir de Psyché conclure Thyménée:

ce Mais qu au sommet d'un mont elle soit promptement

« En pompe funèbre menée;

« Et que, de tous abandonnée, « Pour époux elle attende en ces lieux constamment « Un monstre dont on a la vue empoisonnée, a Un serpent qui répand son venin en tous lieux, « Et trouble dans sa rage et la terre et les cieux. »

Après un arrêt si sévère Je vous quitte, et vous laisse à juger entre vous Si, par de plus cruels et plus sensibles coups. Tous les dieux nous pouvoient expliquer leur colère.

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