‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 132 sur 292 · ACTE IV, SCÈNE V. a4i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V. a4i

Ne me Tenviez plus, souffi*ez <jue je vous voie; Souffrez que je vous parlie, et vous puisse exprimer Quelque part des malheurs où l'on peut m'abtmer. Quelques informes traits de la secrète rage Que déjà dans mon cœur forme leur sombre image : Non que je désespéré : on m*aime; mais, hélas ! On m'estime ,- on m'honore ^ et l'on >nej me- cnaint pas. N'éloigner de vos yeux en- cette incertitude , Pour un oœur tout à vous c'est un tourmeiit bien riidé ; Et, si j'en ose croire un noir pressemimeùt, C'estvoua perdre » jamais que vous perdre uiï moment. Madame, au nom des dieux, rassiûrez mon courage; Dites que vous m'aimez, j'en pourrai davantage; J'en deviendrai plus fort auprès de Scipion : > Montrez poyr mon bonheur un prâ de passion. Montrez que votre flamme au même bien aspire; Ne régnez plus sur elle, et Iai$sez4ui me dire....

SOPHONISBÈ.

Allez, seigneur, allez; je vous aime en époûx, £t serois à mon tour aussi foible que vous.

MASSINISSE

Faites, faitesHuoi voir cette illustre foiblesse; Que ses douceurs. . . .

SOPHONISBE

Ma gloire en est encor maîtresse.

Adieu. Ce qui m'échappe en faveur de vos feux Est moins que je ne sens, et plus que je ne veux.

34a SO^HONTSBE.

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