SCÈNE VL
L^UUS, ÉRYXE, LÉPIDE, BARCÉE.
. LJELIUS.'
LepioS; ma ptésenoc' est ^oiWielle un supplice/ Vous à-t-on dit, seigneur, ce ^u*â fait Massinisse?
' ' L£LIUS.
J'ai «il' que pour sortir d'ulne témérité Dans une autre plus grande il s'est précipité. Au ba^ de Fescalier f ai trouvé Mézétulle ; Sur ce qu'a dit la reine il est un peu crédule : Pour braver Massinisse elle a (quelque raison De refuser de lui le secours dû poison j Mais ce refus pourroit n'être qu'un stratagème, Pour faire malgré nous son destin elle-même.
Allez l'en empêcher, Lépide ; et dites-lui Que le grand Scipîon veut "lui servir d'appui. Que Rome en sa faveur voudra lui faire grâce , Qu'un si prompt désespoir sentîroit l'âme basse,
de Mairet; car du' moins Massinisse , dans Mairet , est an désespoir; il montre aux Romains sa femme expirante , et il se tue "aiiprès d'elle : mais ici Sophonisbe parle de . Massinisse comme da dernier des hommes ; et cet homme si méprisé épouse Eryxe. La pièce de Corneille'finit donc par le mariage de deux personnages dont personne ne se soucie : et Corneille a si bien senti coinbieii Massinisse est bas et odieux , qu'il n'ose le faire paraître ; de sorte qu'il ne reste sur la scène qu'un Laelius , qui ne prend nulle part au dénomment , la .froide Éryxe, et des sabalternes.