‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 206 sur 292 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

CAMILLE, rutile; ALBIANE.

RUTIJ-K. .

Ah ! madame , apprenez quel malheur nous menace. Quinze ou vingt révoltés au milieu de la place Viennent de proclamer Othon pour empereur.

CAMILLE

Et de leur insolence- Othon n a point' d'horreur. Lui qui sait qu'aussitôt ces tumultes avortent?

RUTILE

Ils le mènent au camp, ou plutôt ils l'y portent : Et ce qu'on voit de peuple autour d'eux s'amasser Frémit de leur audace , et les laisse passer.

CAMILLE

L'empereur le sait-il?

RUTILE

Oui , madame j il vous mande :

Et, pour un prompt remède à ce qu'on appréhende, Pison de ces mutins va courir sur les pas Avec ce qu'on pourra lui trouver de soldats.

CAMILLE

Puisque Othon veut périr, consentons qu'il périsse ; Allons presser Galba pour son juste supplice.

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35a OTHON.

Du courroux à l'amour si le retour est doux ,

On repasse aisémmit de l'amour au courroux. '

* Aucun personnage n'agit dans la pièce. Un subalterne apprend à Camille que quîoM «q Tingt «oldàts oât proclamé Otbon; et Camille , qui aimait cet Othon , consent tout d'un coup qu'on lui fasse couper la tête , et prononce une maxime de comédie sur le retour de Tamour au courroux y et dû coutroux à l'amour.

Fiir nv quATaiàsK acte»

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