ACTE I, SCÈNE II, 39Ï
Je crains que pour en bien user ' * * • '•• ' Je ne nae doivemal détendre. . • . i i V Je sais bien que jai iO]:t>:j-ai^ùè'et hantensexift >; : i
Que^ ma froideur doit :i^oùs déplaôie | / Mais en cette froideur uni heureux ebàogépijéht . Pourroit-il fort vous satisfaire? r
. ^PITRIDATE- .- » -.î:!; !:'
En doutez-vQus, madame,,, et peut-on concevoir?^* ^v
. AQLATIPE,
Je vous entends, seigneur, et vois ce qu'il jEat^t voir : Un aveu plus précis est d'une conséquence, r > . , » ;
Qui pourroit vous embarrasser j; . ; ' , r ' Et même à notre sexe il e^% de bien3éanoe. , . ; . ,,:
De ne pas trop voua en. presser. . . iu. ; A Lysander mon père il vous plut de prometlire D'unîr par notre hymen votre sang qt Iç si^n^;. ,,.-^,, ,- La raison, à peu près, seigneur, je la- pénètre-. Bien qu'aux raisons d'état je ne connoisse rieil. Vous ne m'aviez point vue , et facile ou cruelle ,
Petite ou grande, laide ou belle.
Qu'à votre humeur ou non je pusse m accorder, La chose étoit égale à votre ardeur nouvelle , Pourvu que vous fussiez gendre de Lysander. Ma sœur vous auroit plu s'il vous l'eut proposée ; J'eusse agréé Cotys s'il me l'eût 'propesé: \ ' ' • Vous trouvâtes tous deux là politique aisée ; * '
Nous crûmes toutes' deux notre devoir aisé.
Gommé à traiter cette alliance ' Les tendresses des cœui-s n'eurent aucune jiart, Le vôtre avec le mien a peu tfintelUgence ,
Sga Â6ÉSILAS.
Et Famour en tous deux pourra nattre un peu tard.
Quand il faudra que je vous aime y Que je l'aurai promis ià la face des dieux^
Voua deviendroK cher à mes yeux ;
Et j'espère de vous le méine :
Jusque-là votre amour assee mal se fait voir : Celui que je vous garde encor plus mal s'explique; Vous atiehdez le temps de votre politique,
Et moi celui de mon devoir.
Voilà, seigneur, quel est mon crime.
Vous m'en vouliez convaincre, il n'en est plus besoin; J'en ai fait comme vous ma sœui^ juge et témoin : Que ma froideur lui semble injuste ou légitime, La raison que vous peut en' faire sa bonté
Je consens qu'elle vous la fasse; Et pour vous éii laîssf^r tous deux en liberté.
Je veux bien lui quitter la place* '