‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 246 sur 292 · SCÈNE VL · texte numérisé non relu

SCÈNE VL

LYSÀNDER, CLÉON.

CLIÊON.

Seigneur , n'êtes-vous point d'une humeur bien facile D'applaudir à Cotys sur son manque de foi?

Je prends pour l'attacher à moi.

Ce qui s'offre de plus, utile.

D'un en^ortement indiscret Je ne voyois rien à prétendre ; Vouloir par force en faire un gendre.

Ce n'est qu'en vouloir faire un ennénâi secret.

4i4 AGÉSILAS.

Je veux me Tacqnérir ; je veux , sHl m'est possible ,

A force d'amitiës si bien le ménager^

Que , quand je voudrai me venger,

J'en tiré un secours infaillible.

Ainsi je flatte ses désirs , J'applaudis , je défère à ses nouveaux soupirs ,

Je me fais l'auteur de sa joie, Je sers sa passion, et sous cette coufeur Je m'ouvre dans son âme une infaillible voie A m'en feire à mon tour servir avec chaleur.

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