‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 265 sur 292 · ACTE IV, SCÈNE I. 44i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I. 44i

Je vous le dis encor, seigneur , pensez-y bien : Cotys aura Mandane^ ou vous n'obtiendrez rien.

SPITRIDATE.

Dites ; dites un mot^ et ma flamme enhardie....

SLPINICE.

Que voulez-vous que je vous die?

Je suis sujette et fille, ^t j'ai promis ma foi ; Je dépends d'un amant, et dun père, et d'un roi.

SPITRIDATE.

N'importe , ce grand mot produiroit des miracles. Un amant avoué renverse tous obstacles ; Tout lui devient possible, il fléchit les parents. Triomphe des rivaux , et brave les tyrans. Dites donc , m'aimez-vous ?

ELPimCE.

Que ma sœur est heureuse !

SPITRIDATE.

Quand mon amour pour vous la laisse sans amant. Son destin est-il si charmant Que vous en soyez envieuse?

SLPINICE.

Elle est indifférente, et ne s'attache à rien.

SPITRIDATE.

Et vous?

ELPINICE.

Que n'ai-je un cpeur qui soit comme le sien!

SPITRIDATE.

Le vôtre est-il moins insensible?

ELPINICE.

S'il ne tenoit qu'à lui que tout vous fut possible ,

44^ AGÉSILAS

Le devoir et lamour....

SPITHIDATB.

Ah ! madame y achevez :

Le devoir et l'amour^ que vou8 feroient-ik £iire ?

ELPINICS.

Voyez le roi, voyez Cotys, voyez mon père; Fléchissez, triomphez, hravez.

Seigneur; mais laissez^-moi me taire.

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