‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 130 sur 766 · AUGUSTE, EUPHORBE, POLYCLÈTE · texte numérisé non relu

AUGUSTE, EUPHORBE, POLYCLÈTE

GABDES.

AUGUSTE

Tout ce que tu me dis, Euphorbe, est incroyable.

EUPHORBE

Seigneur, le récit même en paraît effroyable : On ne conçoit qu'à peine une telle fureur, Et la seule pensée en fait frémir d'horreur.

auguste. [Maxime!

Quoi! mes plus chers amis! quoi! Cinna! quoi! Les deux que j'honorais d'une si haute estime, A qui j'ouvrais mon cœur, et dont j'avais fait choix Pour les plus importants et plus nobles emplois ! Après qu'entre leurs mains j'ai remis mon empire, Pour m'arracher le jour l'un et l'autre conspire ! Maxime a vu sa faute, il m'en fait avertir, Et montre un cœur touché d'un juste repentir; Mais Cinna !

EUPHORBE

Cinna seul dans sa rage s'obstine,

Page 1