‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 405 sur 766 · D. MANRIQUE, D. LOPE, D. ALVAR · texte numérisé non relu

D. MANRIQUE, D. LOPE, D. ALVAR

D. MANRIQUE

Qui vous traite Je mieux, la fortune, ou l'amour? La reine charme-t-elle auprès de done El vire ?

D. ALVAR

Si j'emporte la bague, il faudra vous le dire.

Carlos vous nuit partout, du moi;. s à ce qu'on croit.

D. ALVAR

Il fait plus d'un jaloux , du moins à ce qu'on voit.

n. LOPE.

Il devrait par pitié vous céder l'une ou l'autre.

D. ALVAR

Plaignant mon intérêt, n'oubliez pas le vôtre.

D. MANRIQUE

De vrai, la presse est grande à qui le fera roi.

D. ALVAR

Je vous plains fort tous deux,s'il vient à bout de moi.

D. MANRIQUE

Mais si vousle vainquez, serons-nous fortà plaindre?

D. ALVAR

Quand je l'aurai vaincu, vous aurez fort à craindre.

Oui, de vous voir longtemps hors de combat pour

D. ALVAR. [nOUS.

Nous aurons essuyé les plus dangereux coups.

D. MANRIQUE

L'heure nous tardera d'en voir l'expérience.

D. ALVAR

On pourra vous guérir de cette impatience.

De grâce, faites donc que ce soit promptement.

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