MCOMÈDE, ACTE II, SCENE III
Pour venger Annibal, ou pour perdre son frère, Et le prends-tu pour homme à voir d'un œil égal Et l'amour de son frère, et la mort d'Annibal? \on, ne nous flattons point, il court à sa vengeance ; Il en a le prétexte, il en a la puissance; Il est l'astre naissant qu'adorent mes états; Il est le dieu du peuple, et celui des soldats. Sur de ceux-ci, sans doute il vient soulever l'autre, Fondre avec son pouvoir sur le reste du nôtre : Mais ce peu qui m'en reste, encor que languissant, N'est pas peut-être encor tout à fait impuissant. Je veux bien toutefois agir avec adresse, Joindre beaucoup d'honneur à bien peu de rudesse, Le chasser avec gloire, et mêler doucement Le prix de son mérite à mon ressentiment : Mais, s'il ne m'obéit, ou s'il ose s'en plaindre, Quoi qu'il ait fait pour moi quoi quej'en voie a crainl)ussé-je voir par là tout l'état hasardé .. [dre,
ARASPE
Il vient.