‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 440 sur 766 · NICOMÈDE, LAODICE · texte numérisé non relu

NICOMÈDE, LAODICE

NICOMÈDE

Cet avis est plus propre à donner à la reine.

Ma générosité cède enfin à sa haine :

Je l'épargnais assez pour ne découvrir pas

Les infâmes projets de ses assassinats ;

Mais enfin on m'y force, et tout son crime éclate.

J'ai l'ait entendre au roi Zenon et Métrobate ;

Et, comme leur rapport a de quoi l'étonner,

Lui-même il prend le soin de les examiner.

LAODICE

Je ne sais pas, seigneur, quelle en sera la suite; Mais je ne comprends point toute cette conduite, Ni comme à cet éclat la reine vous contraint. Plus elle vous doit craindre, et moins elle vous craint; Et plus vous la pouvez accabler d'infamie, Plus elle vous attaque en mortelle ennemie.

NICOMÈDE

Elle prévient ma plainte ; et cherche adroitement A la faire passer pour un ressentiment ; Et ce masque trompeur de fausse hardiesse Nous déguise sa crainte, et couvre sa faiblesse.

LAODICE

Les mvstères de cour souvent sont si cachés

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