‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 454 sur 766 · FLAMINIUS, ARSINOÉ, ATTALE · texte numérisé non relu

FLAMINIUS, ARSINOÉ, ATTALE

ABSINOÉ.

Seigneur, c'est remporter une haute victoire Que de rendre un amant capable de me croire : J'ai su le ramener aux termes du devoir, Et sur lui la raison a repris son pouvoir.

FLAMINIUS

Madame, voyez donc si vous serez capable De rendre également ce peuple raisonnable. Le mal croît; il est temps d'agir de votre part, Ou, quand vouslevoudrez,vouslevoudreztrop tard. Ne vous figurez plus que ce soit le confondre Que de le laisser faire, et ne lui point répondre. Rome autrefois a vu de ces émotions, Sans embrasser jamais vos résolutions.

Quand il fallait calmer toute une populace, Le sénat n'épargnait promesse ni menace, Et rappelait par là son escadron mutin Et du mont Quirinal et du mont Aventin, Dont il l'aurait vu faire une horrible descente, S'il eût traité longtemps sa fureur d'impuissante, Et l'eût abandonnée à sa confusion, Comme vous semblez faire en cette occasion.

ARSINOÉ

Après ce grand exemple en vain on délibère : Ce qu'a fait le sénat montre ce qu'il faut faire ; Et le roi... Mais il vient.

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