SCÈNE IV
GALBA, VINIUS, LACUS, CAMILLE, PLAU- TINE, MARTIAN, ATTICUS, RUTILE, AL- BIANE.
MABTIAN.
Qu'on ne le cherche plus, vous le voyez paraître. Seigneur, c'est par sa main qu'un rebelle puni...
galba.
Par celle d'Atticus ce grand trouble a fini!
ATTICUS
Mon zèle l'a poussée, et les dieux l'ont conduite ; Et c'est à vous, seigneur, d'en arrêter la suite, D'empêcher le désordre, et borner les rigueurs Où contre des vaincus s'emportent des vainqueurs.
GALBA
Courons-y. Cependant consolez-vous, Plautine; Ne pensez qu'à l'époux que mon choix vous destine ; Vinius vous le donne, et vous l'accepterez Quand vos premiers soupirs seront évaporés.
C'est à vous, Martian, que je la laisse en garde : Comme c'est votre main que son hymen regarde, Ménagez son esprit et ne l'aigrissez pas.
OTHON, ACTE
Vous pouvez, Yinius, ne suivre point mes pas ; Et la vieille amitié, pour peu qu'il vous en reste..
VINIUS.
Ah! c'est une amitié, seigneur, que je déteste. Mon cœur est tout à vous, et n'a point eu d'amis Qu'autant qu'on les a vus à vos ordres soumis.
GALBA
Suivez ; mais gardez-vous de trop de complaisance.
CAMILLE
L'entretien des amants hait toute autre présence , Madame; et je retourne en mon appartement Rendre grâces aux dieux d'un tel événement.