‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 523 sur 766 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

GALBA, VINIUS, LACUS, CAMILLE, PLAU- TINE, MARTIAN, ATTICUS, RUTILE, AL- BIANE.

MABTIAN.

Qu'on ne le cherche plus, vous le voyez paraître. Seigneur, c'est par sa main qu'un rebelle puni...

galba.

Par celle d'Atticus ce grand trouble a fini!

ATTICUS

Mon zèle l'a poussée, et les dieux l'ont conduite ; Et c'est à vous, seigneur, d'en arrêter la suite, D'empêcher le désordre, et borner les rigueurs Où contre des vaincus s'emportent des vainqueurs.

GALBA

Courons-y. Cependant consolez-vous, Plautine; Ne pensez qu'à l'époux que mon choix vous destine ; Vinius vous le donne, et vous l'accepterez Quand vos premiers soupirs seront évaporés.

C'est à vous, Martian, que je la laisse en garde : Comme c'est votre main que son hymen regarde, Ménagez son esprit et ne l'aigrissez pas.

OTHON, ACTE

Vous pouvez, Yinius, ne suivre point mes pas ; Et la vieille amitié, pour peu qu'il vous en reste..

VINIUS.

Ah! c'est une amitié, seigneur, que je déteste. Mon cœur est tout à vous, et n'a point eu d'amis Qu'autant qu'on les a vus à vos ordres soumis.

GALBA

Suivez ; mais gardez-vous de trop de complaisance.

CAMILLE

L'entretien des amants hait toute autre présence , Madame; et je retourne en mon appartement Rendre grâces aux dieux d'un tel événement.

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