‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 558 sur 766 · FLORAME · texte numérisé non relu

FLORAME

Sans affront je la quitte, et lui préfère une autre Dont le mérite égal, le rang pareil au vôtre, L'esprit et les attraits également puissants, Ne devraient de ma part avoir que de l'encens. Oui, sa perfection, comme la vôire, extrême, N'a que vous de pareille : en un mot, c'est

DAPHNIS

Moi-même ?

interrompt-elle avec l'air de ne voir dans cette déclaration qu'une punition de son indiscrète curiosité; mais Florame la presse, la prie de croire à son amour, quand Amarante survient.

Apres avoir continué quelque temps avec Florame sur un autre ton, Daphnis donne une nouvelle commission à sa suivante; mais , craignant qu'elle ne soit aussi alerte qu'aux deux précédentes elle avoue à Florame qu'elle croit à son amour , l'invite à s'éloigner , et lui dit :

Florame, je suis fille, et je dépends d'un père.

Demeurée seule quelques instants, Daphnis est rejointe par Amarante, qui croyait retrouver Florame; elle reproche à sa maîtresse de lui enlever tous ses amants; celle-ci l'assure du contraire , et, voyant venir Théante, les laisse ensemble.

Amarante, jugeant que s'il s'aperçoit de l'amour de Daphnis pour Florame, Théante empêchera celui-ci de revenir, lui dépeint comme rebutant l'accueil que son ami a reçu.

A l'approche de Damon, elle laisse avec lui l'amant trompé et heureux.— Théante raconte la déconvenue de ce pauvre Florame; mais Damon, qui vient d'apprendre la vérité de Florame lui-même, lui démontre qu'on l'abuse et lui propose d'être son second contre son rival.

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