‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 608 sur 766 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Maître dans Cyrthe , Lœlius fait tomber les chaînes de Syphax, et, le traitant en roi, lui rappelle l'ancienne amitié qui l'unissait aux Romains. Le vieux îSumide rejette tous ses torts sur Sophonishe, qui, dit-il,

M'anima de sa rage, et versa dans mon sein

De toutes ses fureurs l'implacable dessein.

Sous ces dehors charmants qui paraient son visage,

C'était une Alecton que déchaînait Carthage :

Elle avait tout mon cœur, Carlhage tout le sien ;

Hors de ses inierês, elle n'écoutait rien;

El, malgré cette paix que vous m'avez offerte,

Elle a voulu pour eux me livrer à ma perte.

Non contente de cela, ajoute-t-il, elle a de nouveau donné sa main à Massinisse, qui , s'il réunit ses forces à celles de Carthage, pourra devenir embarrassant pour les Romains; il faut venger Syphax et de Sophonisbe et de Carthage.

Massinisse paraît, Syphax se retire ; le premier se plaint à Lselius des violences que des tribuns osent exercer envers la reine.

L^LICS

Mais par quel intérêt prenez-vous sa querelle ?

Page 1