‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 654 sur 766 · A MONSEIGNEUR DE GUISE · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR DE GUISE

Croissez, jeune héros ; notre douleur profonde N'a que ce doux espoir qui la puisse affaiblir; Croissez, et hâtez-vous de faire voir au monde Que le plus noble sang peut encor s'ennoblir.

[l'onde :

Croissez pour voir sous vous trembler la terre et Un grand priuce vous laisse un grand nom à remplir; Et ce que se promit sa valeur sans seconde, C'est par vous que le ciel réserve à l'accomplir.

Vos aïeux vous diront par d'illustres exemples Comme il faut mériter des sceptres et des temples; Vous ne verrez que gloire et que vertus en tous.

Sur des pas si fameux suivez l'ordre céleste ; Et de tant de héros qui revivent en vous, Égalez le dernier, vous passerez le reste.

1. Voici deux aulres imitations, dont la seconde a été mal à propos attribuée à Corneille :

Pauvre Didon où t'a réduite

De tes maris l'étrange sort?

L'un en mourant cause ta fuite,

L'autre en fuyant cause ta mort.

Didon, tes deux époux ont fait tous tes malheurs : Le premier meurt, tu fuis; le second fuit, tu meurs.

2. Ce sonnet est adressé à Henri de Lorraine, deuxième du nom, duc de Guise, fils de Charles de Lorraine, duc de Guise, mort en 1640. Il fui composé la même année par Corneille.

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