ACTE V, SCENE III
( Haut, se voyant observé par D. Juan.) Ah ! l'honnête homme ! allez, votre fille aujourd'hui Aurait eu beau chercher pour trouver mieux que lui . Il a de l'amitié... Croyez-moi, qu'une femme Sera la bien... Et puis il la fera grand'dame. D. JUAN , à Léonor.
Ne nous arrêtons point, ma belle ; j'aurais peur Que quelqu'un ne survînt.
SGANARELLE , bas, à Pascale.
C'est le plus grand trompeur. . .
PASCALE , à D. Juan.
Où donc nous menez-vous ?
D. JUAN
Tout droit chez un notaire.
PASCALE
Non, monsieur; dans le bourg il serait nécessaire D'aller chez sa cousine, afin qu'étant témoin De votre foi donnée...
D. JUAN
Il n'en est pas besoin ; Monsieur le médecin, et vous, devez suffire.
LÉONOR, à Pascale.
Sommes-nous pas d'accord ?
D. JUAN
Il ne faut plus qu'écrire.
Quand ils auront signé tous deux avecque nous C'est comme si...
PASCALE
Non, non, sa cousine y doit être.
SGANARELLE , bas, à Pascale.
Fort bien.
LÉONOR
Quelque amitié qu'elle m'ait fait paraître, Si chez elle il n'est pas nécessaire d'aller, Ne disons rien : peut-être elle voudrait parler.