‹ Œuvres de P.L. Courier précédées de sa vieChapitre 33 sur 141 · RÉPONSE AUX LETTRES ANOXVMES · texte numérisé non relu

RÉPONSE AUX LETTRES ANOXVMES

après eux. Le saint roi Uavid dansa devant l’arclie du Seigneur, et le Seigneur le trouva bon ; il en fut aise , dit l’Écriture ; et nous qui ne sommes saints ni rois, mais honnêtes gens néonnioiLs , ne pourrons datiser devant notre église , qui n’est pas l’arche, mais sa figure , selon les sacrés interprètes ! Ce que Dieu aime de ses saints , de nous l’offense ; l’église d'Azai sera profanée du liiémeacte qui sanctifia l’arche et le temple de Jérusalem ! Nos curés, jusqu'à ce jour, étaient-ils mécréants, hérétiques, impies, ou prêtres catholiques, aussi sages pour le moins que des séminaristes? lis ont approuvé de tels plaisirs , et pris part à nos amusements, qui ne pouvaient scandaliser que les élèves du picpus. Voilà quelques-unes des raisons que nous opposons au trop de zèle de nos Jeunes réformateurs.

Partant, vous déciderez, messieurs, s il ne serait pas convenable de nous rétablir dans le droit de danser, comme auparavant, sur la place d’Azai , les dimanches et les fêtes ; puis vous pourrez examiner s’il est temps d’obéir aux moines et d’apprendre des oraisons, lorsqu’on nous couche en joue de près, à bout touchant; lorsqu’autour de nous toute l’Europe en armes fait l’exercice à feu , ses canons en batterie, et la mèche allumé.

Véi'etz, <3 juillet 1822.

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