‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 124 sur 374 · C. RovasnLR. — FnànGom Coi · texte numérisé non relu

C. RovasnLR. — FnànGom Coi

GGTi NOTICE SUR LA FONTAINE.

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AsU éê hûptême Je Màan BiMXCktLr,/emmt dm foUê {éxtrmit dêt registteê de la paroiue de Smmi^mmet^ à la Ferté^Milcm).

Le Tlagt nziema anil mil ds eant tnnte-trois a esti baptlaie BCarie, fiUt de noble homme Lonit Herieart, lieateaaot-erimiiiel à le Ferté-lCIloBetdamoy* •elle Agnèt Petit. Lerée sur les fonts par noble homme Qaade Langloia, eaenyer, aeignenr de Cherigni et damoyaelle Marie Methe', Teofre de fm Chariet Petit, procoranr da Roy an siège rojal de Oiaatillon.

(^t^n^ P. II. Couam.

t. Ce nom, mal hait sur le registre, doit être la Marie Motif elle 4tait grand'mère de Bflle de la Fonteine. Bn effet, Agnès Petit était ille de Charles Petit, proenreor da KtA au eau et forêts «le &âtillon sar»IIame, qai était eberalier, seigneor d^Urtebiae et de Bailleu ; et de Harie Moit, £lle de Jaeqoes Moët, éeayer, seigneor de la Bretanehe.

Hoas tirons ees renseignements de notes qui noos ont été eommnnjqnéee de la Fcrté-Mtlon par M. H«aard, caré de Saiat-Ifieolas, paroisse de eette Tille. Yolei ee qne ees mêmes noies naos ont fiiit savoir de la Camille patamalle de la leoune de la Fontaine. Noa« t joignons entre eroehets qodanes aaties in* dieadons qui nons ont été fiDaraJes par II. Médérie Lecomte,dqà eité aillean par nons.

Loois Héricart, père de Mlle de la FonUine, était fila de GdUUnme Herieart, lieutenant de bailliage à la Ferté-Milon, de i6l8 à 1648. [Ce Gaillanmn Hérkart, lieutenant eiril et eriminel et assesseur à la Ferté-Milon, Téent dans de grands sentiments de piété. 11 monmt le ai décembre 1648, à l*âge de eolzante-dlx-hnit ans. Dans son testament dn 04 octobre précédent, U se place sous la protection de Monsienr Seint-Vaast et de Monsienr Saint- GuHlaume, son ange gardien.] Sa Usoune éuit Nicole Coeanlt, d*nne honorable fiimille de tabellions et procurenrs de la Ferté-Mtlon. Hs lainérent dent enCints : Marie Herieart, femme de Jacques lannart, laquelle derint dame de Thnry par Taequisition que fit son mari de ce domaine rers i657*; et Louis Héricart, né en 1598, qui eierça, de i6a5 à 164 1, année de sa OMKt, l'office de lieutenant criminel, assesseur dril, que son p^ réslgns en sa fe- T«nr, se contentant pour lui-même de celai de lieutenant eiril. Il porta, k partir de 1699, le titra de seigneur d*Oigny (riHage près de la Ferté-Milon), ayant aeqnis eette terre le n8 juillet de la même année. Marié, comme nons

• Le seeond fils de Jacques Jannart et de Marie Héricart, étant mort postérité en 171a, laiisa tons ses biens i Sébastien Rérieart, petit-nerea de Bille de la Fontaine. Depuis ce temps les terres et le châtean de Thury sont dans la femOfe Héricart de Thnry. Ce ehfttesu est tel encore aiqonrd'hai, sauf les réparations derennes nécesiaires, qu'il était an temps de Jannart, le substitut dn procureur général. On y eonserre les portraits de la Fontaine et de sa femme, que M. le rieomte de Thnry a permb de reproduire par la gravure pour notre AUmm»

PIÈCES JUSTIFICATIVES. 0€Tii

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Jeu de htftêmê de Cwailm m ul ToMTAaKMf JUê Jb potte lemtrmt dm PÊgistrw d$ la fonUiê d» Smimi^Crépin, à CkdtHnt'Tkiêrrjr),

Lt tmte oetobrt et ■& qoe dMiiis (iâ53] ■ esté baptiaé p«r moy prettre H cnri de cette église soabtif né, on fils Charles. Son père Jehan de U Fonuine, maistre des eau et forte, ta mère Marie Héricart. Le parin M. Francis de MoeroiK, ehanoine de Pegliae cathédrale de Ebeims, la mariae GenerielTe Her beUn, famme de M. Jehan Joaae, arocat an Parlement.

(Sigmd) DnouAmT.

GmMmnkwm Hnuuir. — F. If&mBois*

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Lettre (inidiu) k MademmselU de U Fontaine^ à ChdiêM'TkUrrjr,

m Ma chère sceor, j^aniTeral I ChIteaa-'Ililerry, jeadl an soir. Je pars par le eoehe de JolnTille ; la Toiture répond hien pea li réiêgance de mon papier, n me cottdnlra à la Ferté, et de Ik je prendrai des eheraaz. Mon Tojage ne sera pas long. Les premiers jonrs da mois prochain, je compte être à lÀrrj

Tarons vn, à Agnis Petit, U eut pour fila Lonis Hérieurt, et Marie HMeait, femme de la Fontaine. Looia Hirieart, bean-firire de notre poite, ent, à son toor, Poffiee de lieutenant de bailliage, oonaerré, de père en fils, dans cette fiuDtlle, depais 1618 jasqu*en I703« [Un acte de Tente da 16 mai i6gl& nooa apprend qu'il Tirait encore à cette date. U était né en 1629, qaatre ans aTant Marie Héricart, sa soMir.]

La Camille Héricart éuit nne des pins anciennes de la Ferté-MUon, et des plot notables. [Denis Hérieart était, en 1689, gouTemeor da château «le cette Tille, et pa ja de sa rie sa fidélité an serrice du &oi. Il fut jeté par les haUtanU da haut des marailles dans les fossés. Cinq ans après, en l594, son ncTeo, Jourdain Héricart, fut aussi gouTemenr du château ; mais pour les ligaenrs.] Était-il de ces sages qui crient, selon les temps : VItcIc &oi, riTc la Ligne? Au rièdc précédent, un antre Jonrdidn Hérieart, qui rirait Ters liyS, sTait éponsé nne Colette Drooart. Nous notons cette alliance avec nne famille de gentUshommes, seigneurs de If orroy et antres lieux, parce que Mlle de la Fontaine, descendante de œs Dronarts, se trouTait par eox parente de Jean Racine : Tojes ci-deesos, p. ulz, et ri«npiès, p. cas.

coTiii NOTICE SUE LA FONTAINE.

oè ]*OB iB*«tlnid« Je foat aanonee âne Bonvelle afieiiM : UÊémo/ohéû/t Regnaocl ait ma eompagae da voyage; aUa aqpàra loger chea Toof, es panaat, jaiqa'è k fin de Ma affiîret; tel ait ton projet. Ainâ, d vona ne poavea me doBver un lit, Cûte»>flBoi le plaiiir d*ea Ciire demander à If. Tliierrkm de ma part. !• eompta être qoalqaea jonrt à NeoiD j ; aotn je wrai trit pan Ineom-

« M. le dne de BooiDoB m*a pronda <pie je tronTeroia i Cliftiaan-Tliierry dea oidret poor lea bola. Diaa le venille! En toaa eat, ToleirM, et noaa aToni le teaipa de lei attendra. M. Dêêêmêjê m*a jiir& qu'on ne firiaoit paa pins de diUgenee pour loi qœ pour Tooa. Mon papier Tooa paroltra foa ; je Tooa écria de chea lîme de Moutboiatier, où je n*eB troare pat d*aatre. Hat retpectf k ma chère mère. Yoici la quittance de Delabarra, Je voua embratie de tout mon ecMir et suit

c Db Là FoMTAmi.

• Ce mardi au soir. »

^» Volai l'dpHcatlon des mote « râéganaa de flM>n papier » et de ceux-ci « Mon papier Toua paroltra fou ». Ce papier a une bordure de fleura peinlea à k gonadie ; en tête de k lettra, une petite figura de fenmia, et à k fin, entre « aC «ak » et k tlgnataie, un gentilhomme en habit rouge, I*èpèe au côté. Lea cottumea de eea deux penonnagea noua ont paru plutAt du dhc-hoitlàBBe aiède que du diz-aeptième. Sent oaer noua prononeer abiolumant aur récriture, noua dlrona que caUe de notre poète a quelques caractères que noua n* aTont pu ratrouTur dana k lettre. If i kt peraonnea, ni lea lieux que la lettre nomme ne noua lont Cunilieri dans Ildstoire de k Fontaine. La mention de k mère encore virante, et sans qu*il soit question du père, eit loin d'être sana difificultèa. Nous trouTons une bien plus grande objeedon ancora dans k passage sur le duc de Bouillon, qui, n Ton suppose k lettre écrite par n otre Jean de k Fontaine, donne dee ordrea pour des dlstribatîoBa de bob à GhAtean^Thierry, bien longtempa avant rechange qui lui en fit posséder k duché. Noua croyons donc plutôt le pedt billet écrit par le petit>fils de k Fo ntaine, Charles-Look , à l'une des trois sœurs nées, comme lui* de Charles de la Fonteine et de Fran^tse^eanne du TVembky. Les pedtes figures, peintes à k gouache, représentent assea probablement Bime et M. de BfontlMtisder. Celdki, avec aon habit ronge, pourrait être ce Montboisder-Beaufbrt, ticomte de Canillae, qui servit , avee grande distincdon, dana les mouaqueteires, de 1 7^8 à 1761. La lettre aurait été écrite par Charlet-Louk de k Fontaine à une date asaea voisine de 1740. 5^ en 17 18, U avdt perdu son père en 172». Sa m ère ne mourut qu'en 1763.

PIÈCES JUSTIFICATIVES. cci

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