Dans le Phédon^ au début d'abord, puis un peu plus loin
4* Il s'agitde la procession solennellequelesAthéniensenvo/aient tous lesansà Délos pour remercier Apollon d'avoir sauvé du Minotaure Thésée et ses compagnons. Tant que durait l'absence de la galère paralienne, qui portait la sainte théorie^ il n'était pas permis d'exécuter un condamné. Pour tous les détails de cette solennité, consultez les /antiquités grecques^ ou Tableau de* mœurs^ usages et institutions des Grecs, traduit de F anglais de Aobinsonf Paris, Verdière, iSaa, in-8*, tome I, p. 4ao.
5 . Philosophe grec, né à Thèbes vers le milieu du quatrième siècle
PREFACE. it
jour de sa mort« Socrate lui dit que les Dieux ravoient averti plusieurs fois, pendant son sommeil, qu*il devoit s*appliquer à la musique ^ avant qu*il mourût. Il n'avoit pas entendu' d*abord ce que ce songe signifioit; car, comme la musique ne rend pas Thomme meilleur, à quoi bon s y attacher? Il falloit qu*il y eût du mystère là-dessous : d'autant plus que les Dieux ne se lassoient point de lui envoyer la même inspiration. Elle lui étoit encore venue une de ces fêtes. Si bien qu*en songeant aux choses que le Gel pouvoit exiger de lui, il s*étoit avisé que la musique et la poésie oAt tant de rapport, que possible étoit-ce de la dernière qu*il s'agissoit. Il
g y a point de bonne poésie sans harmonie; mais il n]y
en a pomt non plus sans fiction '^; et Bôcrate ne savoit
aTant J. C, et disciple de Socrate, Nous avons de lui, ou plutôt sous son nom, un petit ouvrage connu sous ce titre : Tableau dé Céhèi, où Fauteur, se supposant placé devant un tableau fort compliqué qui représente les principales scènes de la vie humaine, en donne la description. Voyez Histoire du roman grée et de tes rapports avec P histoire dans ^antiquité grecque et latine^ par A. Chassang, Paris, Didier et O*, 1869, i vol. in-8*, p. 184.
I. Il y a dans le texte de Platon : Mouaix^jv no(ti xai ip^dÇou. Le mot grec {louotxjj désigne, non pas la musique seulement, comme le vent la Fontaine, mais tous les travaux, sciences, lettres, beaux-arts, auxquels président les Muses. L'embarras de Socrate venait, non de ce quUl ne voyait pas le rapport de la musique et de la morale, mais de ce qu'il ne comprenait pas auquel de ces travaux si variés le Dieu ui ordonnait de se livrer. Voyez Piatonis.,,, seripta grssee omnia^ reeensutt.... Immanuel Bekker^ Londini^ i8s6, in-8«, tome V, p. f4o et suivantes. Du reste nous citons le morceau entier à la page suivante .