LB PAON SE PLAIGNANT 1 JUNON
Phèdre, livre III, fab. i8, Pùvo ad Junonem, — Romulas, lirre IV, fab. 4t iR^it^ titre, — Neckam, fab. 40, de Pkîlomena (sic) et Papone (Éd. du Méril , Poésies inédites du moyen âge , p. 209). — Marie de France, fab. 43, àou Poon qi pria qu*il chanfast mies. — Handent, ire partie, fab. 167, ttun Paon et de luno, — - Corrozct, fab. 60, du Paon et du Rossignol.
Mythologia ttsopica JVeveleti, p. 437.
Oa a encore rapproché de cette fable, pour l'analogie de la pensée, la 197* d*É«ope, KdEpu^Xof xa\ Zi^ (Coray, p. ia4 et xa5, sons quatre formes, et p. 869), à laquelle répond la %• d^Avianus, Camelus et Jupiter; et, arec d'autres personnages, la fable orientale VAne et le Jardinier, indiquée par M. Benfey (tome I, p. Soa). Voyez aussi la T« du livre I de Lessing, déjà mentionnée plus haut, p. 77, note 5. — L'exemple du Paon, fier de sa beauté, et humilié de ce qui la dépare, mais plutôt de la laideur de ses pieds que , comme ici, de celle de son chant , est une sorte de lien commun dans les vieux sermonnaires. Le franciscain Michel Menot, au quinzième siècle, le développe ainsi dans un dei sermons du carême prêché à Paris (f" y, verso, 5* férié après les Gendres) : Patro est avis superha quss, quum penit ad videndum aias suas tam pulehras, tam cloras et rehcentes sieut sol, tune incipii super hire, tune amhulat in mirabilièus,»,, videtur ei quod non sit pulchrior in terra,... Postea sic venit et dormit in sua super^ bia. Sed quum venit ad escitandum se, vide'nspedes suos kabentes formam buffoms, nigros, ciaereos, fetidos, et detestabiles, tune incipit clamare siemt dusbolus. La même comparaison, plus rapidement esquissée , se lit dans le sermon des Cendres prêché à Tours (f^ xxv, verso).
Cette fable se trouve dans le manuscrit de Sainte- Genepîèi^e.
Le Paon ^ se plaignoit à Junon.
I. n y a /> Pdn (avec an accent circonflexe), ici et au titre, dans l'édition de 1668 in*4*f ^ ^<v> (sans accent), dans les éditions de
i8a FABLES. [r. xvii
« Déesse, clIsoit-41, ce n*est pas sans raison Que je me plains, que je murmure :
Le chant dont vous m*avez fait don Déplaît à toute la nature ; 5
Au lieu qu'un Rossignol, chétive créature', Forme des sons* aussi doux qu'éclatants, Est lui seul rhonneur du printemps. > Junon répondit en colère :
« Oiseau jaloux, et qui deirois te taire, t o
Est-ce à toi d'envier la voix du Rossignol, Toi que Ton voit porter à Tentoar de ton col Un arc-en-ciel nué^ de cent sortes de soies'; Qm te panades', qui déploies
1669, de 1678, de 1679 (Amsterdam) et de 1688. L'édition de 1678 A, qui elle aussi écrit ici Le Pan, donne au titre lb paov.
9. On lit dans la vieille fable citée par Robert {Ysopet II) :
Un petit oiselet, Poure et chetif et let, Chante si noblement ;
et un peu plus loin (voyez les vers 17 et 18 de notre fable) :
U n'a sous ciel oisel Qui plus de toi soit bel ;
et encore (comparez les vers 19 et suivants) :
Nature a ordenées (ordowièes) Ses vertus et douées ; Et si n'a nul le tout.