‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 44 sur 374 · Voyez ci«-dessas, p. xxn · texte numérisé non relu

Voyez ci«-dessas, p. xxn

». Dissertation sur la Joconde^ OEuvres de Boileau (édition de Berriat-Saint-Prix), tome III, p. i6.

LYni NOTICE BIOGRAPHIQUE

dant des finances, était procurear gënëral an parlement de Paris, et Toncle de la Fontaine était son substitut. Quelque sûreté et finesse de goût que Ton prête au protecteur de tant de gens de lettres et d'artistes, il n'y a aucune raison de croire qu'il ait sur-le-<;hamp pressenti le génie du garçon de Champagne (pour parler à la façon de Tallemant) qui lui était présenté. Il ne l'avait sans doute adopté d'abord qu'à la recommandation de Jannart et sur parole ; mais il est vraisemblable que, par lui-même, il l'apprécia vite comme un versificateur ingénieux, peut-être comme quelque nouveau Voiture, qui ferait honneur à son patronage.

Nous placerions en 1657 l'admission de la Fontaine à la faveur de la cour de Vaux. Si elle avait été antérieure, elle aurait, ce semble, engagé Tallemant à parler de notre poète, en passe dès lors de devenir célèbre, autrement qu'il n'a fait dans les pages que nous avons citées, et que l'on dit avoir été écrites en 1657. C'est de cette année-là, au plus tard de la suivante, que l'on date l'épttre A Foucquet^ que la Fontaine avait mise en tête du manuscrit de l'Adonis^. Ce manuscrit offert au surintendant marque probablement la première démarche que les amis du poète lui conseillèrent pour se donner accès. Le ton de la courte épître est celui d'un respect auquel ne se mêle encore aucune familiarité. Quant au poème di Adonis même, il doit sans doute avoir été écrit plus tôt et lorsque la Fontaine ne songeait pas à s'en faire un titre à la bienveillance du puissant protecteur. Quoiqu'il soit d'une élégance qui put bientôt paraître un peu fanée, beaucoup de vers charmants y révélaient assez déjà les dons propres de Fimagination de l'auteur pour lui mériter un favorable accueil et justifier le bon témoignage que Jannart avait rendu de lui.

La date de i658 donnée par Mathieu Marais' à la composition du Songe de Faux peut être admise. Lorsque la Fontaine publia, en 1671*, les fragments de sa description inachevée.

I. Walckenaer a publié en iSaS V Adonis d'après ce manuscrit in-4« (anx armes de Foucquet), chef-d^œuTre calligraphique de Jarry.

a. Histoire de la vie et des ouvrages de M, de la Fontaine^ p. 3*

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