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LX NOTICE BIOGRAPHIQUE
pas contre lui, avec une rigueur injuste, des vers où Boileau a stigmatisé
. . . cet amas d*ouTrages mercenaires, Stances, odes, sonnets, épitres liminaires, Où toujours le héros passe pour sans pareil*.
U y a vraiment assez de ces hyperboles dans le tribut poétique dont la Fontaine avait, à cette époque, très-volontiers accepté la charge ; mais tels étaient encore les us et coutumes du Parnasse. Un traité fut passé entre la Fontaine et son protecteur. Pellisson, premier commis de Foucquet, et avec qid le poète s'était lié d'amitié, en fut comme le garant. Familier luimême avec les Muses, il avait qualité pour leur donner acquit de leurs hommages. Nous avons Téptire que la Fontaine lui adressa pour le prendre à témoin de ses engagements. Il n'y parle d'autre payement que de celui qu'il fera luinnème en monnaie du Dieu des vers. Quant aux conditions du marché, du côté de Foucquet, deux lignes de prose, qui précèdent répître à Pellisson, les colorent avec délicatesse : « M**^ (Foucquet^) ayant dit que je lui devois donner pension pour le soin qu'il prenoit de faire valoir mes vers, j'envoyai, quelque temps après, cette lettre à M*** (Pellisson). » Il a volontairement laissé dans l'expression assez de vague pour qu'il fût possible d'entendre que faire valoir ses vers, ce n'était pas leur procurer un bon placement, les bien renter, mais, par son suffrage, les recommander à la renommée; et' il semblerait, à l'entendre, que le protégé, non le protecteur, payât une pension. Il promettait de servir exactement sa rente annuelle, en quatre termes égaux, style de bail : pour la Saint-Jean madrigaux, en octobre petits vers, en janvier une ballade, à Pâques quelque sonnet dévot. Les articles sont rédigés, dans l'épftre à Pellisson, avec toute la gentillesse de maître Clément, dont on