I . Réflexions sur la poésie^ chapitre xi
9. Bemat-Saint-Prix, Essai sur BoiUau^ p. lxix, au tome I** des OBupres Je Boileau»
3* Béflexions sur la poisÎMf chapitre xn, Conclusion.
SUR LÀ FONTAINK. exiii
« peut-être plus qaenooft tons. » Ce n'est, au fond, que la con» firmatîoii du r^t de d'Olivet ; et il n'ëtait pas, ee semble, très- D<Sce88aire de rectifier sa version de la parole de Molière : comme elle est plus vive que celle de Louis Racine, nous la croirions volontiers la plus exacte. Voici l'anecdote du souper dans l'Histoire de V Académie française^ : « Un jour Molière soupoit avec Radue, Desprëaux, la Fontaine et Descoteaux, Cuneux joueur de flûte. La Fontaine ëtoit ce jour4à, encore plus qu'à son ordinairei plonge dans ses distractions. Racine et D^iprëaux, pour le tirer de sa léthargie, se mirent à le railler, et si vivement qu'à la fin Molière trouva que c'étoit passer les bornes. Au sortir de table, il poussa Descoteaux dans l'embrasure d'une fenêtre, et lui parlant de l'abondance du cœur : a Nos beaux esprits, dit-il, ont beau se trémousser, ils « n'effaceront pas le Bonhonmie. » Qu'on se souvienne de la Fontaine jugeant Molière après les Fâcheux *. Qui s'ët(mnera de cette sympathie entre les deux génies ? Elle a inspiré la Fontaine lorsque, ayant perdu son ami en 1678, il lui fit la belle épitaphe qui commence par ces vers :
Sous ce tombeau gîtent Plaute et Tërence, Et cependant le seul Molière y gît.
La manière dont nous avons proposé de comprendre le signe fidt à la Fontaine d'approcher de la Chambre du sublime n'est pas la seule vraisemblable. Il se peut aussi que l'on espérAt lui faire entendre qu'il n'avait, pour y arriver plus vite, qu'à laisser là ses contes, qui l'obligeaient à faire quarantaine, mais il ne pouvait se décider à y renoncer. Nous avons dit que ceux qui furent publiés en 1674 et 1675 suscitèrent un orage, n seinble l'avoir pressenti, puisqu'il les fit paraître sous la rubrique de Mons, quoique probablement imprimés à Paris. Une sentence rendue, le 5 avril 1675, par le lieutenant de police, la Reynie, en interdit la vente, non-seulement parce que le livre avait été imprimé sans privilège ni permission, mais parce qu'il « se trouve rempli de termes indiscrets et malhonnêtes, et dont la lecture ne peut avoir d'autre effet que celui