‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 94 sur 374 · Page · texte numérisé non relu

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czL NOTICE BIOGRAPHIQUE

de ses (kblesS a nooimë à oAtë de Plnloniàle. Il y a aussi, dans ces courtes seines de Gaiatée^ un bien joli couplet, celtn qui finit ainsi :

Deux rois sont au monde, Plttton et r Amour;

et quelques heureux souTcnirs de Théocrite et de Virgile.

En dëpit de la dëconvenue de Dapkné^ la Fontaine persistait à sentir en lui une veine de chants lyriques. L'illusion, s'il y en avait une, n'ëtait pas là; mais il y a lyrique et lyrique; et où il se trompait, c'était en ne reconnaissant pas que la poésie du vieil opéra français était un genre faux, dont Boilean a raillé justement les a héros à voix luxurieuse » et les « lieux communs de morale lubrique * ». Quinault, il est vrai, y a excelle et beaucoup surpassé la Fontaine, peut-fttre parce qu'il n'était pas comme lui un grand poète, mais un très-ingénieux versificateur.

Lorsque la Fontaine fit, de ce côté, sa dernière tentative, il était d'un âge qui la rendrait singulière, si l'on ne savait que, jusqu'à l'heure des cilices, qui se fit attendre, il ne laissa pas la vieillesse lui imposer sa respectable, mais attristante gravité. L'opéra de VJstrée^ le seul avec lequel il lui fut permis d'aborder le théâtre, fut représenté à l'Académie royale de musique le a8 novembre 1691. Dès sa jeunesse, nous l'ar vous dit, il avait beaucoup aimé d'Urfé. Vieux, il eut sans doute grand plaisir à tirer de son roman une tragédie lyrique. Celleci n'est pas sans mérite poétique; et peut-être ces amours des rives du Lignon n'auraient pas déplu, si Lulli les avait réchauffés de sa musique*. On a lieu de soupçonner que celle de son élève Golasse les refroidit. Le succès fut très-n^Miocre. On a raconté que la Fontaine, assistant à la représentation, trouva la pièce mauvaise, et qu'ayant demandé quel en

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