‹ Œuvres de Philippe Desportes (volume 2)Chapitre 133 sur 155 · DUCHESSE DE SA VOTE · texte numérisé non relu

DUCHESSE DE SA VOTE

Tu nous veux perdre, ô Dieu plein de vencrrancoî Tu nous veux perdre, et ton cœur despiti'i <!omme un torrent respand sa cruauté.

Noyant du tout nostre foible espérance.

Il ne resloit rien d'entier de la France, De pur, de saint, d'une antique bonté, Que Marguerite, humaine deïté.

Et ta rigueur couvre cette influence.

• * Fille de François I", morte ù Turin en 157$, « au grand regret ilu duc et de tous les gens de bien, dit TEsloile. Entre ses perfeclions, elle estoii tellement craignant Dieu, poursuit il, et revêtue d'une si héroïque charitr. que, s'estans quelquerois rencontrés des gentilshommes françois qui, si* Irouvans en nécessité, la faisoient prier de leur vo .loir prester de l'argent, non-seulement leur en donnoit plus qu'ils ne demandoient, mais \os. consotoit et leur disoit : « Je vous donne de bon cœur ce que tous m'avez « demandé & prester, car je suis fille de roys si grands et si libéraux, q\\H% u m'ont appris, non à prester, mais à donner libwalement. »

474 RPITAPHE».

Que fierons-nous, ô chetirs! désormais?

I/appuy des bons, le reoours et la paix Revole au ciel, sa première origine.

Ton cœur, 6 Dieu ! devoit estre assouv)' Du sang gaulois, du roy si-tost ravy.

Sans arracher cette plante divine.

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