POUR UN MIROIR
Ce miroir bien-heureux, à qui je porte envie. Pour le bien d'estre à vous qui luy doit advenir,
vn*s 1570, Fi^yois Clouet comme peintre du roi. Les Comptes de t'espargne Ut noenlioraient, i la date de 1571, pour une sonome de deux cent cinquHiiie livres, qui lui fut remise le iS décembre. Il lit, en 1585, le portraH de la duchesse de Guisa, qu'on lui paya quatre.>vingt-dix livres. Cette même année, il revut quatre-vingts liTres pour travaux faits au Louvre, tandis que Jacques et Jean Patin, moins estimés sans doute, n'émargeaient que trentetrois livres chacun. Papyre Masson, dans son Histoire de Charlit lA', dit avoir vu chez Jean de Cour, en 1574, le portrait de Henri III. Charles se le lit apporter par l'auteur peu de jours avant sa mort, et dit , en le regardant: « Hélas ! voilà l'image de mon bon frère ! Plût k Oieu que je ne l'eusse jamais laissé partir d'auprès de moi ! » Le sonnet de Deaportes doit avirir précéjdé la mariage du roi en 1575.
itt DITERSBS AMOURS.
Vous fera, le voyant, quelquefois souvenir D'un à qui vostre amour sert d'esprit et de vie.
Et croyes que le tans, la fortune et l'envie, Ou quelque autre accident qui me puisse advenir, lion cœur de Tostre cœur ne sçauroit desunir : Vos célestes beautez m'ont trop bien asservie.
Voyant en ce miroir vos yeux que j*aime tant, Penseï comme du ciel je m'iray lamentant. Loin de ces chauds regards et de ce beau visage.
Mais à tort toutesfois je me plaindroy des deux ; Car, bien que mon destin m'égare en divei's lieux, Tout par tout dans le cœur je porte vostre image.
POim DBS PENDANS D'OREILLE DE TESTE DE MORT
Je vous donne une mort, présent mal-convenable A la vive clarté de vos yeux amoureux; Mais que pourroit donner un esprit malheureux. Qui ne soit desplaisant, funeste et larmoyable?
Un qui fuit tout espoir d'estat plus favorable, Qui trouve aigre la joye et le pleur doucereux , A qui la clarté fasche, et qui n'est désireux. Que de voir comme luy tout amant misérable.
S'il faut olArir au ciel ce qu'on aime plus fort, Son cœur désespéré n'ayme rien que la mort. Dont l'image effroyable en sa foce est dépeinte.
Donc, ô beauté du ciel! ne vous offensez pas, Si soufflrant loin de vous tant de vivans trespas, A sa mort véritable il oïïn une mort feinte.