‹ Œuvres de Philippe Desportes (volume 3)Chapitre 143 sur 163 · DUCHESSE DB SAVOYE · texte numérisé non relu

DUCHESSE DB SAVOYE

Tu nous veux perdre, ô Dieu plein de vengeanre! Tu nous veux perdre, et ton cœur despité Comme un torrent respand sa cruauté.

Noyant du tout nostre foible espérance.

11 ne restoit rien d'entier de la France, De pur, de saint, d'une antique bonté, Que Marguerite, humaine defté.

Et ta rigueur couvre cette influance.

< Fille de François I", morte à Turin en 1574, a au grand rei^i-el du diic et de tons les gens de bien, dit l'Bsloiie. Entre ses perfections, elle estoil tellement craignant Dieu, poursuit il, et revêtue d'une si héroïque charité, que, s'estans quelquefois rencontrés des gentibbommes françois qui, sf ironvans en néeessité, la fitisoient prier de leur vouloir prester de l'argent, non-seulement leur en donnoit plus qu'ils ne demandoient, mais les consoloit et leur disoif: «Je vous donne de bon cœur ce que vous m'avez « demandé à prester, car je suis fille de roys si grands et si libéraui, qu'ils « m'ont appris, non i prester, mais i donner libaralement. »

474 EPITAPIIES.

Oue Terons-nous, ô chetirs! desormaif:?

L'appuy des bons, le recours et la paix Revole au ciel, sa première origine.

Ton cœur, ô Dieu ! devoit estre assouvj* Du sang gaulois, du roy si-tost ravy, Sans arracher cette plante divine.

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