‹ Œuvres de Philippe DesportesChapitre 175 sur 259 · POUR METTRE DEVANT UN PETRARQUE · texte numérisé non relu

POUR METTRE DEVANT UN PETRARQUE

Le labeur glorieux d'un esprit admirable Triomphe heureusement de la postérité, Comme ce Florentin qui a si bien chanté Que les siècles d'après n'ont trouvé son semblable.

La beauté n'est ainsi, car elle est périssable; Mais Laure avec ses vers un trophée a planté, Qui fait que l'on révère à jamais sa beauté, Et qui rend son laurier verdissant et durable.

Celle qui dans ses yeux tient mon contentement, La passant en beauté, luy cède seulement En ce qu'un moindre esprit la veut rendre immortellt^.

Mais j'ay plus d'amitié, s'il fut mieux écrivant, Car sa Laure mourut et il resta vivant ; Si ma dame mouroit, je mourrois avec elle.

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