‹ Œuvres de Philippe DesportesChapitre 177 sur 259 · DU PORTRAIT DU SIEUR DE YANDES · texte numérisé non relu

DU PORTRAIT DU SIEUR DE YANDES

UKDECIH DV ROY

ACTHEDR DES FLAMMES SAIMES

Amour, ad visant ce portrail, Tout soudain le perça d'un trait, Pour se vanger des flammes saintes.

Oui les siennes a voient estaintes.

«Tu as mon ouvrage deiïait, Dit le peintre; Amour, qu'as-tu fait, Laissant le vif, et ta sagetle Perdant sur l'image muette? »

Amour respond : « Je n'y puis rien; Rien n'y sert mon arc, mon lien; Si je l'approche, il faut me rendre.

Pour son art, ses vers et sa voix, Au lieu d'un que je pense prendre, Je deviens esclave de trois. *

A MADEMOISELLE DE GHASTEAUKECF*

Je ne veux désormais m'enquerir davantage Que tu peux avoir fait, larron malicieux. De tant de jeunes cœurs surpris eh tant de lieox. Laissant mcsmes au ciel marque de ton outrage.

Tu nous les ravissois pour bastir cet ouvrage, Ce royal Gbasteacriuf, ton palais gracieux, Où tu vas reposer, las d'outrager les dieux, Y retirant tes feux, tes traits et ton cordage.

Devant ce Chastbacnecp, pour embellir le ftront. Tu pens les plus beaux cœurs, comme les chasseurs font Des grands cer^S et sangliers qu'à force ils peuvent prendre.

Le mien s'y fust peu voir au plus haut lieu planté ; Nais pour ce que sans crainte il t'avoit résisté, 0 cruel, par dcspit tu l'as réduit en cendre!

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