‹ Œuvres de Philippe DesportesChapitre 180 sur 259 · POUR UN MIROIR · texte numérisé non relu

POUR UN MIROIR

Ce miroir l)ien-heureux, à qui je porte envie. Pour le bien d'estre à vous qui luy doit advenir,

vers 1570, François Glouet comme peintre du roi- Les Comptes de l'espargne le mentionnent, à la date de 1572, pour une somme de deux cent cinquante livres, qui lui fut rora!se le 11 décembre. Il fît, en 1585, le portrait de la duchesse de Guise, qu'on lui paya quatre-vingt-dix livres. Cette même année, il reyut quaire-vingis livres pour travaux faits au Louvre, tandis que Jacques et Jean Patin, moins estimés sans doute, n'émargeaient que trente trois livres chacun. Tapyre Massou, dans son BUtoire de OuarUi II, dit avoir vu chez Jean de Cour, en 1574, le portrait de Uenri III. Charies se le lit apporter par l'auteur peu de jours avant sa mort, et dit , en le regardant: u Hélas ! voilà l'image de mon bon fKret Plût & Dieu que je ne l'eusse jamais laissé partir d'auprès de moi! » Le sonnet dç Desportes doit avoir précédé le mariage du roi en 1(7$.

Vous fera, le voyant, quelquefois souvenir D'un à qui vosirc amour sert d'esprit et de vie.

Et croyez que le tans, la fortune et l'envie, Ou quelque autre accident qui me puisse advenir. Mon cœur de vostre cœur ne sçauroit desunir : Vos célestes beautés m'ont trop bien assenie.

Voyant en ce miroir vos j&ix que j'aime tant. Pensez comme du ciel je m'iray lamentant, Loin de ces chauds regards et de ce beau visage.

Mais à tort toutesfois je me plaindroy des deux; Car, bien que mon destin m'égare en divers lieux. Tout par tout dans le cœur je porte vostre image.

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