‹ Œuvres de Philippe DesportesChapitre 201 sur 259 · DUC DE MARTI6DES · texte numérisé non relu

DUC DE MARTI6DES

Celuy que la mort mesme en vivant redoutoit, Lors qu'il ouNToit les flancs de la mutine armée, Et qui, chaud d'un beau sang et de gloire animée, Sans crainte de la mort aux dangers se jettoit.

Cette fatale sœur qui toujours Taguettoit, D'envieuse fureur et d'ire envenimée, Se meslant dans l'estain d'une balle enflammée, Perça son front vainqueur, où la gloire habitoit.

Puis, se resjouyssant d'un si piteux ouvrage : — Voy, ce dit-elle alors, que te sert ton courage? Et comme les plus forts sont sujets à ma loy.

— Tu t'abuses, dit-il, ô mort pleine d'envie! Car je laisse un renom qui n'a point peur de toy, Et vay revivre au ciel d'une immortelle vie.

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