‹ Œuvres de Philippe DesportesChapitre 223 sur 259 · PHILIPPUS PORT^US— PUPPI TALIS ORPBBUS · texte numérisé non relu

PHILIPPUS PORT^US— PUPPI TALIS ORPBBUS

Cyaneos fluetus dum prima canna necaret, Heroas revehens JEmoniumque ducent.

Et concurrentum scopulorvm angusta, vel ipsum Terrèrent Tiphpif ne peritura foret.

i90 EPITÀPHES.

J'ay le cœur si comblé d'amertume et d'oppressé, Que, par contagion, je rens pleins de tristesse

Ceux qui parlent à moy; Et qui pense adoucir le regret qui m'entame, Sent en me consolant couler dedans son ame

La tristesse et l'esmoy.

De tous plaisans discours mon courage s'ofTence, In mal tel que le mien estant sans espérance

Est aussi sans confort; Ce qui sonne plus doux à mes tristes oreilles, Ce sont cris de hibous, d'importunes corneilles

Et d'oiseaux de la mort.

La mort est seule propre au dueil qui me possède ; Mon mal est venu d'elle, en elle est mon remède.

0 vous I pleins d'amitié, Qui plaignez mes douleurs, d'une main secourable Advancez mon trespas. Meurtrir un misérable

Cest acte de pitié. Que n'accourt à mes mes cris quelque beste sauvage, Qui, d'excessive faim sentant croistre sa rage,

Me dévore les os?

Mourant, je beniroy sa cruauté meurtrière ; Car l'heure de ma tin sera l'heure première

De mon plus doux repos.

Nimphes de ces forests, mes fldelles nourrices, Tout ainsi qu'en naissant vous me fùstes propices,

Ne m'abandonnez pas.

Quand j'abheve le cours de ma triste advanture : Yousfistes mon berceau, faites ma sépulture

Et pleurez mon trespas.

AD PHILIPPUM PORTiEUM

Versibus ut Unis, conUs sic moribus idem es : Si lego te video, si videoque lego,

Steph. Paschash-s <•

Etienne Pasquier, que ses luîtes contre les jésuites et let dirm éerib rendu célèbre, notamment ses RKhereket de le Fnmtt.

AD PHILIPPUM PORTiEUM

Orpheus hine ieras aUer, teêtudine muleèns Cyane» cautis sibi eoncurrentia saxa :

Teque lyram puisante tuus novus alter liu&n llENRicns rediit, gkeiali Mtpe» ab Ârcto, Magna vim referens 8thi prtmia porta suiique, Ipse duplex regnum, duplieem sua turha favorem, Hos inter primum tibi Musa ftdelis honorera Jure dediU »ibi quem non mmulus oceupet alter.

Macte igiiur fide tu Lyrica, Portjk, fidequê Macle pi» mentis candore et simpliee seneu. Qui semel adtnissos non fallere novit amieos.

Praxitelem memorant qualem sU passua am»rem Depinx s e, nec hoc celebratior ulla tabella Qnam sibi qu» affectum donUni prssferret mumtiJt; Forsan et exemplar, quem tu deseribiSi amoris Simptus es ipse tibi : sic et non improbu» ille. Et pins, et forma tantum mirator honest», Qualis erat dum parvus erat simplexque Cupide, Nullaque purus adhue niai forte sororia libmu Oscttla, et innocuasjacuîans aine vulnere flammaa, In vultu mentis contemplabatur honorea.

ANAGRAMMATISSIMUS

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