ADIEU
A LA MARÉCHALK NBY
Romo, 31 mai 181 H.
Lorsque errant aux lointaines terres.
Le voyageur, d'un œil surpris , Au milieu de fleurs étrangères Trouve une fleur de son pays.
Au parfum connu qu^elle exhale , Dans son cœur il sent revenir Soudain de sa terre natale L'aimable et tendre souvenir.
Il s'arrête un moment et passe ; Mais le plaisir quMl a goûté , Dans ce cœur qui reste enchanté , Laisse une douce et longue trace.
Ainsi je me plains en secret , Alors qu'il faut que je vous quitte ; Ainsi des jours coulés si vite Vont me laisser un long regret.
Du moins j'emporte l'espérance , (Seule elle peut me consoler).
Qu'un jour au sein de notre France Nous pourrons nous les rappeler.
Dans votre cœur toujours chérie , Vous l'aimez malgré vos malheurs ; Au seul nom de notre patrie Je vous ai vu verser des pleurs.
Adieu, gardez votre constance; Et si jamais vos quatre fils Peuvent mourir pour leur pays.
Que ce soit là votre vengeance!