‹ Œuvres de Pierre LebrunChapitre 38 sur 98 · TRIOLETS · texte numérisé non relu

TRIOLETS

Lorsque je pense à mon tombeau , Mon regret est pour la lumière.

Le soleil me semble si beau Lorsque je pense à mon tombeau.

Quoi ! cet admirable flambeau Ne rouvrirait plus ma paupière !

Lorsque je pense à mon tombeau , Mon regret est pour la lumière.

Mais par delà le monument Il est une aurore éternelle; L'âme la voit incessamment Par delà le froid monument.

Dans la beauté du firmament , Dieu lui-même aux sens la révèle.

Par delà le froid monument 11 est une aurore éternelle.

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