SCÈNE II
LOLAII.
Est-ce que le sultan , notre sublime maître . Au harem vient souper ce soir ?
GULLEYAZ
Je n'ai pas un si haut espoir.
LOLAU.
Rarement le harem le voit encor paraître .
Et depuis que du Rhamazan La lune a commencé de naître • Elle y cherche en vain le sultan.
KATINKA
Les Russes ne lui laissent guère De temps à donner à l'amour.
LOLAH
J'avais cru que la guerre N'occupait que le jour.
GULLEYAZ
Qu'on se taise.
L G L A il 9 à SCS compagnes.
Mes sœurs . dites-moi . je vous prie, Si sereine encor ce malin.
D'où vient c:e soir sa rêverie? La sultane a quelque chagrin.
GIJLLEYAZ. KUe ne lève.
Quel trouble je sens dans mon àme !
Je risque ma vie aujourd'hui.
Si quelqu'un découvrait cette secrète trame ! Mais puis-je résister à l'ardeur qui m'enflamme!
Je mourrais du moins avec lui.
LES ODALISQUES entre elles, à vois basse.
Mes sœurs , dites-moi , je vous prie .
Si sereine encor ce matin , D'où vient ce soir sa rêverie?
La sultane a quelque chagrin.
GCLLEYAZ. Elle se rejette sur le sopha.
Ce bruit confus du tambourin , Ce bruit du Rhamazan me fatigue et m'ennuie.
LOLAU.
Faut-il fermer la galerie?
(il LLKYAZ.
Oui, ({u'oii la ferme.
I/()lah et pliiMciirs »'çinprcssciit.
Non. j'ai besoin d'air, restez.