‹ Œuvres de Roger de Collerye (volume 2)Chapitre 102 sur 123 · GUILLOT · texte numérisé non relu

GUILLOT

Je ne hante femme ne fille Tant soit pleine de bon confort Qui ne culotte bien et fort, Et bien dresser une coquille.

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JlfETANHB.

Vous, grans, gros, graw, graslAB, meaif», Cest bien faict dé vou8 Ufliitév  nous venir revisitor Pour y mengep vm reremifl.

Thibault.

Je suis bien content de menger Âvecques vous mon revenu, Pourveu que mon corps nu à nu Soit sur le vostre sans danger.

1 est certain que lluguet et Huguette En ung celier furent tous deubt Iroavez , Qui est ung lieu où souvent on y guette Aulcuns maris au deduyt esprouvez ; Les jeux d*amours y furent approuvez Dudict Tuillant et de sa chambrière, Qui ne sont point mensonges controuvez, y eu et congneu leur façon et manière.

Car la femme, treshonneste fumelle Dudict Tuillant, se doubtant de ce cas, Yeu le deduyt dont ung ribault se mesle, Sans le conseil des sages advocas, Et supposé que le faict sonne cas, Ce neantmoins sa femme, en mots conclus, Luy perdonna, en y retournant phis.

IM

ET Dictons.

ËPITHETON.

ui veult sçavoir de barbe non rasée Quel honneur faict à celuy qui la porte?

D'autant qu'elle est au menton mal aisée.

Et que Dames en ont fait leur risée

Et la beaulte du visaige transporte,

Conclure on peult, à tous je m'en rapporte,

En ung brief mot, voire sans fld^iye^

Que le porteur, la portant en emporle

Petit honneur, et grande moquerye.

Epitheton.

anson, le fort, par femme fut deceu, Et Salomon s'en est bien apperceu, Virgile aussi, poète magnifique.

Plusieurs depuis, ainsi comme il est sceu^ Povre guerdon en ont eu et receu.

Non regardans leur finesse et pratique, L'ung verollé, l'autre sec et éthique, L'ung tout perclus, l'autre povre et meschant, L'ung marmyteux, l'aultre melencolique ; Grant danger est s'endormir en leur chant.

S'ENSDYVENT LES CRYZ

œNTRE LES CLERCS DE CHASTELLET

LA BAZOCHB.

ormez-vous? Quoi 1 est-il vray ? Je

[m'en plains.

Sus, mes suppostz, gectez regrectz

[et plains Ou aultrement je n*en seray contente.

Est-il saison par chemins et par plains De songer creux? Non, non, je me complains Tout à part moy de vostre longue attente

Bazochiens, qu'on ne se mescontente, Car il est dict, sans faire grant habay, Que vous jourrez ce joly moys de may * .

Laissez courir gensdarmes et leurs trains

I. Une des deux fêtes principales du royaume de la Bi^ coche ëtoit la plantation du May, qui se fàisoit chaque umée le dernier samedi du mois de mal, devant le grand pecroa du Palais.

«73 GrT

Postes, herauk, s'il vient qu'ilz soient contrains De desmarcher, ainsi que le vent vente.

Que voz esbas ne soient jamais estains !

De lascheté ne fustes onc attains, n est Jtout vray,.j*en ay lectre patente.

Continuez, vous ares vostre rente :

Grans et petis s'actendent de cueur gay Que vous jourrés ce joly moys de may

Suppostz gentilz, aymez, doubtez et crains, Empoignés moy ces tripiers à beaulx crins, Dès aujourd'huy contre eulx je me présente.

Ce sont poissars, pipereaulx, mal mondains, Punectz, infectz et|wiaitt comme dains ; Qui ne me croit .qu'on les expérimente

Du cardinal ' jà ne fault que j'en mente Sll n'est papa, papelart, papegay, ,Si jourrez vous ce joly mois de may.

Prince, je dis, comme Dame et Régente, Et pour ester tout ennuy et esmay, Yeu et congneu yostre manière gente , Que vous jourrés ce joly moys de may.

1. C'est sans doute nne allusion au cardinal Lemoine , ptnonaaj^ tradittonnil daoalBs:£teto4e l&BaBoclie.

DU Chastellet. 273

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