‹ Œuvres de Roger de Collerye (volume 2)Chapitre 106 sur 123 · S'ENSUIVENT LES EPITAPHES · texte numérisé non relu

S'ENSUIVENT LES EPITAPHES

Van mil cinq e«n« XXYIII , vng nommé ChritiofLe , jeun» eompaignonf fut condamné à estre pendu et etiranglét ptur Varreit i9 la Court, en une potence, en la place Maubert, Uquêl fut exécuté eomme il m| escripl par h Rondeau qui i'encuyt.

ort fuz, puis vif, en moins de demye heure Et par arrest jugé estre pendu Et estranglé, puis après dépendu Pour m'attacfaer au gibet sans demeure.

GouUeur j'avoys semblable à une meure, La corde au col, en charette eslendu ; * Mort fus.

Et neantmoins fàuldra qu*encore meure, Supposé que, comme bien entendu, M'estois à Dieu et sa mère rendu ; Les requérant de cueur qu'on me sequeure Mort fus.

^'jB Epitaphss.

Epitafss db fbv Jacques DFBBBAUtNB*,

en son TiTant seigneur de Semblançay-lèz-Tonrs.

trésoriers, amasseurs de deniers,

Vous etvoz clercs, se n'estes gros aeniers,

Bien retenir deb\«z ce quolibet,

Que pareil bruyt aver qne les mustners,

Car, par larcin, en ces. jours dernierfty. . >

Yostre Guyden fut p«idii au ^bel.

ËPITAHPBB.

der otoioq: taMmontUei perMOMs' tmv et otds en la

foreat de Bière, mil cinq cens xxz lui ,

le onziesme jour de mars, et, par espedal, faisant

mention de fén maistre JTéhaa Hobelin , en

son vivant lic^tiër^tf-loix't aAvocat an^

bailliage d'Ancerre.

viateurs, qui cy devant passes, Mémoire ayez souvent des trec^paaaez, Et mesmement , vous , parons et amys, Leurs héritiers, quant en terre sont mys.

1. Surintendant des finances, pendu klfont&ucon, eonune concussionnaire, iSi;.

Epitaphbs. «79

Qui de leurs hms, lorsqo'ilz sont décédez^ Vous jouissez, et d'iceulx sucedez; En contemplant, par un piteulx remort, De cinq humains la douloureuse mort, Occiz, tuez, Tan passé puis naguyère, CnNUement en la forez de Bière S Que Ton disoit mil cinq cens xxx un, Dont n'est besoing du contraire en debatre, Par gens mauldictz, meurdriers, meachans souldars En UB|^ Jeudi, le xi jour de Mars.

Ces cinq humains, vertueulx, renommez, Desditz meurdriers furent là consommez ; Entre lesquelz Maistro Jehan Hobelin Y souffrit mort, par leur vouUoir malin.

Du quel le coips gist icy, soubz la lame.

Le doute Jésus ait pitié de soa ame.

Amen.

III L L'Epitaphb

d«> ftu BOblo dame Anthoinette da Cbesnmy,

en son vivant feoune de mesBire Jacques de Gyrerlay,

chevallier, seigneur de Cbampoles.

y devant gist noble Dame Anthoinette ; Sage et prudente, en vertu pure et necte, Et du Chesnay en son seumom nommée , Plaine de grâce et bonne renommée,

[ . Bièvre , près Fontainebleau ?

aSo EpiTAPHBS.

Aux indigens et povres charitable Fut et estoit, et en dictz véritable.

En son vivant, pour se bien alyer, Espouse estoit du noble chevallier Encor vivant Jacques de Gyverlay, D'honneur gamy tant ou plus qu'homme lay , Et bon renon, de Ghampoles Seigneur, Et en vertu le parfaict enseigneur.

Or pour narrer la bonté de la Dame, Qui toujours a vescu sans quelque blasme, Esprit ne sçait pour assez le descrire N'en ce tableau suffisamment rescrii»re ; Tant en avoit que vivant dirigier Ne le sçaroit bonnement, n'ériger, Ne luy donner souffîsante louange Se sens n'avoit et entendement d^ange.

Le bruyt a eu d'estre grant aumosnière Et de Thobye en avoit la manière ; Laquelle, ayant entière affection Aux povres gens, et la dévotion De leur bailler et exiber Taumosne, En leur donnant, ainsi que Dame bonne, De peste ' lors, qui Tan passé courut.

Frappée en fut, et de faict en mourut.

Par quoy, povres, ne devez estre las Prier Jésus pour elle, et dire : helas.

Perdu avons nostre mère nourrice,

I. Ce fat vers iS3i qae cette peste fit 168 plas grands ravages dans TAtixerrols. ,

ËriTAPHBS. aSr

Qui nous estmt en son vivant propice.

Et vous aussi, tant jeunes que ândenSf De Batilly devoctz paroissiens, Et auquel lieu le corps est inhumé De ladicte, comme j*ay résumé, Pareillement, vous, messieurs de TEglise, Ne devez point, comme chose requise La oublier, mais de voz yeux pleurer.

Et le bon Dieu pour son ame implorer De luy donner entier repos durable Avecques luy es saincts cieulx pardurable.

Ledict Seigneur, son éspoux, d'un bon zelle De cueur dévot et consentement d'elle, Fondé ilz ont des Dimenches la messe La première, et de dire sans cesse, Au peravant d'icelle commencer, Au Temps Pascfaal, « Regina ; » le lesser Au jour futur que on dit La Trinité, Feste qui est de grant solempnité, Où « Regina » chanter délaisseront Et le « Salve, Regina » chanteront.

Item aussi, messes des Trespassez Pour leurs amys et parens jà passez ; Ung « Libéra » avec a De profundis' »

Pour eulx aussi ont fondé estre dictz Les vendredis, par chascune sepmainé.

Rente assignée en leur terre et domaine Ont seurement, pour la fondation Entretenir en grant dévotion.

9to EpirAPHBSk

Laquelle DanM, tinai qu'on se remembre.

Le II jour du- noyé de Sepkemlwe L'an mil cinq cen»xxxi décéda^ Et le sien coqm à la terro oeda; Supplions Dieu que de la noble Dame Avecqnaat liden Panidis s^t Tame.

ibnen.

L'Epitapbb

de ftA noble tanom malatrB IMienfr fichet , en ion viTaot greffier de 1» Ororye de DUon.

y âevanigistMaistreEitienneFiGhei, Qui le sien cuenr, et son espritâchefe Aaequerir de tout dia»«i la grâce; Or, d'Atropos a pasei 1» guichet ; Et de son dard, duquel toiut homoae chet Et par lequel il prent fin. et trospasser Au bon deffunct n'a consenta Tèspactt De s'exempter du rigoreux paange* Sans y penser Thomme humain n'est pus saigo:

En son vivant, Greffier de la Gmrye De Dijon futy exempt de broullerye, Ains droit et ferme, en tous lieux approuvé.

Subgeol n'eaUrit à nulle tromperye, Moult réprouvait menteurs et menterye, En ditz estoit véritable trouvé;

Epitapbe«. ^83

De gens d'honneur bcm preud'hoiibiie trouvé Il a esté, comme on dit en son temps.

Grans et petis esCoient de luy contens* Regrectez-le, vous tous rbetorioieiiSy En pleurs et plaincts, jeunes et anciens :

Expert estoit à composer Epistres.

Faictes de luy^ en tresbons essiens % Kpitaphfts, et vous monstrez sdens En luy donnant de bon renon les tiltres* Ëscrivez-les et en faictes registres.

Priez pour luy, qui cy gist soubz la lame, Le doulx Jésus, qu'avec luy soit son ame.

Amen.

EpiTAPHEf

de feu honaorftble homme et saigc

mcllel Aïmant , botirgeois d'Aossenre , et

notaire royal.

y dessoubz gist le bon et bien nommé Michel Armant, jadis tresrenommé,.

Plain de vertus, bon preud'homme et loyal, Sçavant Expert , et Notaire Royal ; Aymé de tous, humain et charitable, Doulx et begnin, droit, ferme et véritable,

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