‹ Œuvres de Roger de Collerye (volume 2)Chapitre 108 sur 123 · I. <)ni a une demi-prébende · texte numérisé non relu

I. <)ni a une demi-prébende

Epitaphbs. i85

A Dieu faisoit, en tout temps et saison, Songneusement briefve et courte oraison.

Trouvé n'estoit en rochers ne cavernes, Dévotement visitoit les tavernes.

Il allegoit plusieurs auctoritez Qui contenoient bourdes et veritez, Au flux, au cent, au glic, au tricquetac.

Il s'esbatoit, souvent estoit à flac.

Jeux et esbas desiroit à ouyr, Noises, debatz tousjours vouloit fuyr.

Si quelque chose à quelcun promectoit , De le bailler bien peu s*entremectoit.

Subgect estoit à sa complexion, Et en faisoit floible confession.

Or et argent voluntiers empruntoit, De le rendre ennuyé se sentoit ; A ses debteurs disoit des paraboles Et les payoit doulcement en parolles.

Aucunesfois, au sexe féminin Se demonstroit gratieux et begnyp ; De leur prester or, argent, ou pecune, Jamais n'en eust dévotion aucune ; Et supposé qu'il aymoit le combatre, Pour les dames ne se feist jamais batre.

Parfoiz hentoit, et sans estre devin.

Vielles vertes, et buvoit du bon vin ; Foumy estoit de seurpliz et chemises Par icelles, et dessus son corps mises, .

Et lesquelles ne luy.coustoient denyer.

«16 BPITAPa£B.

Et qu'ainsi fioii ne l'eust sceu denyer. >

ToutM eatoieni, pour son boA bniyt acroiati^, Ainsi qu'on iUt, chan^Mnèros éLe «kyi9tre.

Vertu Sainct jeban estoit son juremont La vertu Dieu, paffoiz, bien ai^meot.

Or est il mort : la terre en a le ««rps, A l'ame aoit Jésus miaerieeirs. Amen.

YIIl.

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