AUTRE EPISTRE
A ma très chëre et pins qne Men-âimée Plidne de grâce et bonne renommée.
uydon ' d*honiieur, en racaeil exœlleiite, Joyeuse en dict, fenne en cueur et pensée»
La pUis des plus en fieâct begnivolente, LoyaDe en tout, fleur d'amour redolente Et de maintien plus qu'autre compensée ' ; Beauté, bonté, vous ont tant avancée.
En doulx regard que Umi cueur se délecte, Remémorez que le mien vous souhette.
Tout mon vivant, je ne vous oubliray.
En espérant vostre grâce acquérir ; De cueur joyeulx je me reejouyray, Et tous regretz et ennuictz je fuiray.
Bannissant dueil que point ne veulx quérir, En requérant ce que doibs requérir, Aultrement, non ; car de cueur, corps et d'ame. Vif et vivant, vous tiens ma chère dame.
Rien ne m'est tant plaisant et agréable
I. C'est dans cette ëpitre que se trouve en acrostiche le nom de cette bien aymée de Boger de GoUerye, QiUelierte de Beanrepaire.
a. Sans doute compattéey digne, réserrée.
4a ÉPISTAES.
Et au mien cueur plus doulx et savoureux, Pensant qu'auray, d'un désir amiable, Au vray, de vous nouvelle recreable, Joyeuse autant que la veult amoureux.
Rapport loyal, doulx, bon, non rigoureux, Entier et franc, de Vous désire ouyr.
Et avec vous de brief me resjouir.
Or, en lisant ceste présente letre Vous y verrez vostre nom et surnom; Yqus ^suppliant qu'il vous plaise permettre A vostrç cueur avec le mien se mettre D'un franc vouloir et s^s dira que non.
„ De lascheté n'ei|z oncques ^ reaon; Ne vçus ^ussi, parquoy i\qus entr'aymer, N'en peult venir que ;bon goust non amer..
Du plm que msixe, et» sans s'en^sepentir»
Duqu^ poires le^on vouloir sentir..
XÎII.
EPI&TEE* <
ieux ' je ne puis mon esprit adresser.
Au mien advis, ne qu'à vous le dresser, Rei^emor^nt la grâce qu'on vous, donne, J'entens et sçay, voire sans m'oppresser
1. On trouye encore en acrostiche dans cette épltre un ftutre nom de femme, Marie Bourgeois.
Et sans en riens nullement me presser, Bonté, vertu, qu'en vostre cueur s'adonne.
On sçait aussi que Dieu en vous ordonne Vraye amytiô, parfaicte charité r Raison vous suit, qui ne vous abandonne, Gardée en vans fey est et vérité.
En mon esprit n'y a assez science.
Ou pour le inoiKis petite sapiebce Jei vey en luy; pour deuement tous louer ; Supportez donc de moy Hnsipience, Prenant en gré et bonne patience Le mien votdoir, sans me des&vtmer.
Et s'ainsi esi qu'il vous plaise â louer Ce que je mebtz en eeste mienne epistre.
Dire pourray, sans aux sainctz me vouer.
Que je fl'auray de renon mauvai» tiltre.
Si vous supiply, bénigne et douloe dame, Ne me donner mal talent n'aucun Masme Que je me suis hardiment ingéré De vous louer' de* cueur, de cerps et d'aone ; Car soubs Tespoir de bon gré quelque dragme* En aquerir, je m'y suis suggéré.
Certain je suis^ mais qu'ayez digéré Le mien vouloir couché en cesi escripi , Mes ditz congnus, bien veuz, me purgerez N'estre d'amour ne de grâce prescript.
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ISTREB.