Courir la nuit
76 MONOLOOUB
Que le saluez <ie pwc moy.
Riens qui soii plaisaiii je ne voy»
A mon gré, sinon sa personne; .
Parquoy de m'en taire tout coy Possible n'est; raison pourquoy A le louer je me façonne.
Se quelqu'un ung seul mot me sonne, J'ay bien cueur et hardy courage, Et sans qu'on le pille et rançonne, Que mon franc vouloir luy maçonne Ung coup ou deux sur le visage 1 Laissons ce plaît et ce langage Et parlons de chose plus gaye.
A l'ouvrier congnoisUon l'ouvrage :
L'ung dict tresbien, l'autre faict rage, L'ung ne dit mot, l'autre s'essaye, L'ung parle gras, l'autre bégaye ; L'ung cuide avoir gaigné le prix , L'autre survient qui le costaye * Et faict ung sault dessus la paye ; Par ainsi le galand est pris.
L'ung ne scet rien, l'autre «st apris; L'ung a veu, l'autre ret^iu; L'ung est repris, l'autre surpris; L'ung a failly, l'autre a mespris; L'ung est vestu, l'autre est tout nud ; L'ung on hait, l'autre est soustenu; L'autre est bien brave et bien vestu,