‹ Œuvres de Roger de Collerye (volume 2)Chapitre 52 sur 123 · I. Petit tamboar qai accompagne généralement la tttt · texte numérisé non relu

I. Petit tamboar qai accompagne généralement la tttt

POUB UNB NOPCB. x»z

Mais de 8*aller habandonner, Sans quelque chose luy donner, Je n'en suis pas d'oppinion.

Jamais de son corps Tunion Ne doit consentir, s'elle est sage, Sans or, ou argent, ou bon gage ; Et par ainsi il est brydé j4udij filia, et vide.

J'ay veu tel galant qui se vente Que les filles luy doibvent rente, Et qu'il leur faict tel grant honneur De les prier de deshonneur ; D*autant qu'il est plus fier qu'ung pet, Laissez le là comme suspect Et comme sot oultrecuydé /ttidii fiUùy et vide,

Encor ung mot, et puis après Nous ferons fin ; car, par exprès.

Je suis icy pour tesmoingner.

Et pour fillettes enseigner.

Qui ne sont fines ne ruzées Jusques à ce que soient usées.

Sainct Jehan 1 Ce n'est pas la façon, Car jeune chair et vielx poisson Ont le bruyt, pour le temps qui court.

J'ay autredfoys hanté la court Où j'ay aprins et retenu, Et maint bon gallant soustenu.

Du temps qu'estoye en jeune aage

i^a Sermon pour une Nopcb.

Il n'y avoit varlet ne page Qui ne fust joyeulx de me voir.

Mais depuis qu'on m'a veu avoir Les grans rydes que j'ay au fronc On ne m'a prisé ung estronc.

Et par ainsi, mes jeunes filles, ' Ne faictes fourbir vos coquilles A seigneurs n'y à coquibus, S'ilz ne vous baillent des quibus.

Ce pendant que vous estes jeunes , Ne gardez ne festes ne jeunes ;

Toutesfois, ne vous laissez pas

Tumber plus viste que le pas.

Mais si quelqu'un de vous s'abuse ',

Monstrez que vous sçavez la ruze

Gomment on se doibt gouverner

Affin de le bien yverner ;

Qu'il me soit mené et guydé.

Judi, filia, et vide.

Qui sera, sans dilation,

De nostre prédication

L'achèvement, et bien couché

Ainsy que je vousay touché.

Page 1