‹ Œuvres de Roger de Collerye (volume 2)Chapitre 90 sur 123 · v^ Rondeaux · texte numérisé non relu

v^ Rondeaux

Y0U8 sans plus,ina totalle espérance, Digne d'honneur, des dames Tex-

« [cellence, A. tout jamais mon cueur vous ay Mon seul plaisir par vous soit ordonné * , [donné ; Entier voulloir d'avoir vostre aliance.

Certain je suis que si j'ay jeuyssance Le mien esprit prendra resjouyssance, En vous servant, et sans estre estonné, A vous sans plus. « Me submectant en vostre obéissance, Et m'octroyant vostre doulce accoinctancej Ne seray lors pour aultre habandonné; Car mon désir, qui n'est desordonné, En loyaulté en a faict Tasseurance A vous sans plus*.

n contemplantla tienne magnitude»

Comblé d'hoimeur, de |race et rec-

[titude^ J'ay crainte et peur de te attédier;

I. Mon Benl plaisir, qui est rentier vouloir d'avoir votre alliance.

3. Les premières lettres de ce rondean forment un acrostiche : A Dame Clémence.

Rondeaux. a47

Ce neantmoins je me vealx dédier  pratiquer ta grant mansuétude.

Gongnoistre et veoir vueil par similitude La grande haulteur, longueur et latitude De Ion amour, sans te fastidier, En contemplant.

Et pour autant que j'ay mis mon estude A regarder, par grant sollicitude, Qu'à ma fortune on peult remédier, Qui ne me tient d'aujourd'huy ne d'hier, Mais de long temps plaine d'amaritude, En contemplant.

cvir.

e suppliant, qui demande secours, Aide et confort, privé d'or et monnoye.

Prie et requiert que sa complainte on oye.

Car par procès sa bource est en decours.

De fréquenter et suivre les grans cours Trop âgé est, et plus pesant qu'une oye, Le suppliant.

Faulte d'Argent, en ce temps et ce cours, Luy a osté de ce monde la joye.

Et s'il * ne sçait le chemin ne la voye Où aller doit, ne venir au recours Le suppliant.

T. Et si il , et encore ne sçait-U.

RONDBAUX.

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e me mettez non plus eh oubliette Que le bon Dieu y mist la Chananée ; Persévérant, sa fille fut sanée, Et de son pain recueillit \û miette.

Près tondu suis comme la brebiette Par ce grant froit, en ceste chère année,

Ne me mettez.

Or n'y argent n'ay en coffre ou layette ; Fortune m[a par sa faulse menée " Mys presqu'à sec, veu qu'eU* est obstinée Que quant j'ay faim me fault faire. diette, Ne me mettez. .

■ « Oi

cvïrn. ' . *

roysEpistresettroisRondeaubcpelis, * De moy qui suis. du nombre des'

• [chetifï, Tu as receu, tresrèverend pasteur, Mais le bon Dieu ne m'a pas faict cest eur Que prrns y aye goust aucun^ n'appetis.

Fortune m'a, par ses faictz deceptis.

Tourné le dos, et mes sens abêtis, Puis que tu n'as leu ne veu de Tacteur Trois Epistres.

Se mes espritz ont e»té trop brutis,

Ou peu sçavang, Bon €xpers, ne subtitz De femonstrer T^ffaire du facteur, Il te plaira, comme subleva teur, Bîen regarder, omnibus deductis JroM Epistres.

ex.

'ilte plaisoit, Monsieur le secrétaire, De cueur joyeux Monsieur solliciter Vedirmesescriptz,lui dire et reciter Qu'au grant besoin pas n'est temps .

[de se taire, . Su quelque don pour moy tu*peulx attraire, Lors me verras de mort ressuciter, S'il te i^aisoit.

£t supposé que fortune contraire Tant m'a esté qu'el m'a faict susciter PhisieuTS procès, adjonmeret citer, D'elle me vetilx eslongner et distraire.

S'il te plaisolt.

RONDKAUX.

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